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Full text of "La liberté (1927-01-05)"

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ENNIP 
D LEE CS EPSON" 


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LL nous. appartient pas de 
Un rapport du travail accompli 
des soltitions proposées, mais nous 
Pouvons dire que cette soillicitude bien- 
foillante du gouvernement de Québec. 
ét plus spécialement du département 
l'Instruction-publique, cette chaude 
pathie, qu'on sestait à chaque pa- 
a vivement toythé nos délégués. 
sont repartis enchantés, avec la 
tertitude qu'il y avait quelque chose 
de changé dans l'attitude de la pro- 
‘vince-mère à notre égard. 
= | K Dinér intime c'est le recrutement de nôtre person- 


‘ A l'isste de la réunion, on voulut 
bien offrir à nos délégués un diner tôut 
Intime, au cours duquel les bons vins 
et la cordialité vinrent mettre une 
| Bnieté franche et bien gauloise. En 
Æehors des représentants de l'Ouest 


bataille et nous le supporterons seuls 
encore; mais quand l'on nous deman- 
de: “Comment pouvons-nous Vous af 
der?”, il serait peut-être bon que l'on 
pense à ces sacrifices financiers con- 
sentis par nous et dont le Québec, 
sans s'en douter peut-être, bénéficie, 
parce que l'avenir de nos groupes in- 
téresse le Québec directement, non seu- 
lement au point de vue national, mais 
encore au point de vue éconômique. 

Un deuxième problème d'une très |. 


1 


NZ AA A. 


Québec peut faire beaucoup pour nous 
aider. Mais un travail très intéres- 
sant a été fait le matin même sur cette 
question et l'orateur remercie sincère: 
ment les officiers du département de 
+ l'instruction publique pour leur initis- | ‘ 


pour ne pas manquer à ses promesses, | caractère. Le prêtre ne peut pas vi 
L LL LR 


sher fréquemment les écoles éloignées 
M. E. Thériauit et l'enseignement religieux reste abso- 
M. Henri Lacerte lui répondit tout |lument entre les mæins de l'institutri- 
aussi brièvement Mais M. Thériauit,|©e. Il nous faut donc un personne! 
té député de L'Islet. prétendit qu'on ne!de choix L'orateur. rappelle l'impor- 
se rencontrait pas souvent et qu'il fal-| tance du journal. Nos journaux de 
lait profiter de l'occasion offerté pour l'Ouest, dit-il, indispensables au succès 
se parier, se comprendre et aussi pour | de la lutte, devraient avoir des agents 
agir. Quand. dit-il, traversant les prai- | 4llant recruter les abonnements, com- 
ries d= l'Ouest, je vois de riches villa- | Pe le font lés autres journaux, et ar- 
ges.de magnifiques fermes, et qu'on river ainsi à atteindre tout le monde: 
me dit que ce riche héritage appar- mais là aussi, nous nous heurtons à 
tient maintenant à dès étrangers, pen- l'éternelle question financière. : 
_dent-que les miens se sont dispersés ! Autres orateurs 
Lo peu partout, le rouge me monte au M. J-A. Rioux, de l'Alberta, dit que 
front et je me dis que nos chefs rell-| M. Denis a couvert tout le terrain et 
gieux et laïcs ont suivi uus politique | qu'il n‘y a plus grand chose à ajouter. 
à courtes vues. Les Franco-Canadiens | 1] explig _JA situation scolaire de sa 
de l'Ouest font de magnifiques luttes | province ®{ vante les avantages 6c6- 
ft nous les admirons Mais ce n'est | nomiqnes de l'Alberta. 
Des suffisant. {1 faut les ajder. C'est M. Heari Lacerte, en terminant, re 
notre devoir. Des compliments et des | mercie le département de l'instruction 
”@iscoëfs ne changeront rien à la situa-| publique et voit daïs les résultats très 
tion, {1 faut que nous posions des ac-| âappréciables atteints le fruit des voya- 
tes Je ne veux pas dépeupler le Qué | ges de la Liaison et de la Survivance 
Dec, mais les statistiques sont là qui|ll explique d'une façon claire la si- 
prouvent que notre population |'tuation| scolaire au Manitoba et de- 
l'en va. C'est cette blessure qu'il faut] mande ju Québec de ne pas prendre 
former. Que les délégués de l'Ouest |en mains les droits des minorités avant 
t. qu'ils nous doÿnent des dé-|d'avoir pris leur avis Pour savoir exac- 
"pal me craignent pas de nous]tement ce qu'elles désirent elles-mé- 
dire comment nous pouvons les “aider. | mes. 

On devine que ce discours fut parti- M. L-A. Richard, le sous-ministre de 
tulièrement bien reçu par nos délé-|la colonisation, qui, durant quelque 
fués, comme il lé fut d'ailleurs par|temps, habita Battleford, en Saskat. . à < 
qous les assistants, (ous sympathiques] chewan, posa quelques questions sur là 1* suie de l'explosion d'une lampé à 
à notre cause. l'organisation existante pour recueillir sasoline dsns une mile 6e dance. 

M, Raymond Denis et diriger les colons à leur arrivée et | 

+ M. Raymond Denis fut chargé de ré-[ sur l'aide financière que ceux-ci peu- 
pondre à M. Thériauit. 11 fit un-résumé}] vent espérer obtenir,  I1 fut aussi 
de la question scolaire en Saskatche-| Question de la formation des districts 
fan depuis ia’ constitution de 1905. 11} scolaires et de la construction des rou 
péria des luties de ASIS et At remar:ites Mais l'heure du train arrivant 


promesses de se revoir dans l'Ouest 
au cours des prochains voyages de la 
Liaison française. 


Geste généreux """"#" 


M. J.-N. Miller, ancien secrétaire de 
l'Instruction publique, père de, M. 
l'abbé Miller, actuellement à Moose 
Jaw, affirme énergiquement que le 
Québec doit venir immédiatement en 
aide financièrement aux minorités de 
l'Ouest: --H espère que les Sociétés 
Saint-Jean-Baptiste prendront cette 
chose en mains et il tient à s'inscrire 
d'avance pour $100 dans cette sous- 
cription. : 

En résumé, bonne, magnifique jour- 
née qui nous prouve que les meilleurs 
éléments dans la province de Québec 
s'occupent de nous et comméncent à 
comprendre que nos problèmes ne sont 
Pas seulement les nôtres, mais ceux 
de toute la race et spécialement de Ja 
province de Québec. Nous tenons à 
remercier tous ceux qui étaient pré- 
sents à cette assemblée de famille et 


se soût montrés si sympathiques pour 
notre cause; mais nous remercions 
‘plus spécialement encore ceux qui ont 
eu l'idée de la convoquer. 
———— 2 0— 


DUVAL, Sask. — Trois personnes 
ont été gravement brûlées et plusieurs 


autres ont reçu de légères blessures, 


EDMONTON — L'hon. OL Mc- 
Pherson, président de la législature 
provinciale, a été nommé ministre des 
travaux publics, succédant, à l'hon 
Alex. Ross, défait aux dernières élec- 


quer qu'elles aviient &tê. provoquééé| rapidement, il fallut se séparer avec]tions. | 
* NME mu : ne st ri! + 
# « ‘ 


s En plus de céla, poursuit M, Dents, À PT _ Bud 
Paul-E. Gingras, du Pacifique Cana- _ © : HAUT 
il nous faut surtout du capital humain. ,. { , 
on reméraqdait: MM. Cyrille De- 1— La “Sarvirance lerinage sn Cay J représentante 
Pâte, surintéhdant de l'instruction pu: . des médecins qui, là-bas, oz. eo trfe LS ls te i À 2 ‘&—Les exour 
ue: L Bergéron, secrétaire de |"‘"##issent très bien, et des fermiers L'uoules treis onetel de me par le CN ES 
publique: B-O. Filteau |°* des ouvriers de ferme, L'orateur .Barrivange"”. de gauche dreites MM. | 1 Lngortes Pas T,Aseciation d'Education du Manitoba et 
‘âbsistantsecrétaire; C.-J Magnan, ins- illustre par des exemples les possibi- C- tour = RASE D ne ag ete à français de l'Aiboréne à Fhoise Canndien Nacional: 
‘petieur général du do: et|'ités offertes par l'Ouest et suggère * DE 
, . | la fondation dans le Québec d'une com- ans les R. P. $ de la |ation mis à la disposition des voyageurs 
| agp Lu la a M a gnle de caivaisatios achetant des ter. Les l'Ouest ont pris l'excel-| Liberté, de Winnipeg, 16 R. P. Langlois, | et dans lequel était installé un piano 
B.-J. Simard, sous-secré smne ' phuse Mir y Iniillr és co: lente de rendre visite chaque | rédacteur en chef du Patriote de|entendit continuellement les vieux airs 
fince: L-A. Richard, sous-ministre de] es : annés, au temps des fêtes. à leurs l'Ouest, de Prince Albert, o LE canadiens et les éclats d'une gaieté 
la colonisation; H. Laferté, député de, D Pauvres pour s'établir avec| de 1 Ce, voyagé connu sous le Gauss ge op ru bien française. Un 
Drummond et vice-président de 1'As-|!°"7 Propres capitaux. Plusieurs au- FE: : lo ue As rt vi toire possédant yn poste récepteur da 
blée législative: E. Thériault, dé- tres races ont des compagnies financiè- Per de *Linaon Fran: provinces. Lu pd aussi été mis es 
. . D “ - excursionnistes. 
té de Tislet: J-N. Miller, ancien |"°" de Ce enre. Bien dirigées, elles y mé per convois spéciaux | Le voyage dans l'Est dos “Survi-|Thornton, président du Canadien 
: Alph. Filteau, inspec-|‘°"*tituent un excellent placement ro à 4 mers our aq er dd vahts” fut une véritable tournée triom-| National, en ta leur adresser 
; GR Marquis, chef du bureau |"P*ncier qui a la terre comme garan| Eine ét plus suivies entre l'Est|phale. à wa, Montréal, Saint|ses souhaits de bon voyage et du jour 
: A: _[tie, et ce serait en outre une magni- et l'Ouest ean, Nicolet, | rare Cap-de-la-| de l'an. , 
statistiques; L-P. Goulet, inspec f to Re Madeleine, Trois- partout où 
: AL Leciere, ancien député, re-| "1% OPération nationale. Cette année le convol, spécial, du |1a “Survivance” s'arrête ses membres| Lors du donné à Québec 
re: T. Verret, commissaire d'é- R. P. Langlois, O.M.I. Canadien National de innipeg furent reçus à bras ouverts, fôtés et aux voyageurs, M. Taschereau, 
; ‘ , à destination du acclamés. était évident que la ministre de la Province, en 
tole de la ville de Québec et vice-pré-| Le R._P. Langlois, O.M.., qui prend plus de 250 de nos frères Tant. Province Québes tenait à logr mar- beltanf 2e Eaveiio ous ‘Bert 
sident de là Sälht-Jean-Baptiste. ensuite la parole, attire l'attention sur venus de 17 municipalités du Manitoba quer son sr leur vante" fes laviie à vante am encore plus 
* M. Delâge avait promis qu'il n'y au- | le fait qu'il nous faut d'excellentes insti- de ed Log ge ot r dre pr ar Ps pe 4 nombreux l’an prochain ét les assura 
fait pas de discours, pour ne pas fati-|tutrices. Bien souvent les écoles sont puoberss. , 5 mais les meilleures traditions | Qu'ils seraient toujours accueillis com- 
: Reuei Lacie, de l'Anuae- nas des frères. Cette invitation 
fuor davantage les délégués de l'Ouest | éloignées des centres et des voisins: tion d'Éégoeilèn du Mamitobe et sont vivaces dans l'Ouest. | me D MN D Cite 
«+ déjà fortement épuisés. Aussi porta-|la situation des institutrices est diff-| directeur d vos A ae dre mu rs ph le vo dais gps pv dd Conde nca 
Al très brièvement la santé des hôtes, |cile et 11 leur faut de la fermeté de| Denis, présiden Se vba cap sen pps l'Ouest. - 
parole officiel dela Saskatchewan, le | franche gaieté règna. Le 


Retour du voyage de la 
Survivance 

Les voyageurs de la Srvivance com- 
mencent à gevenir de l'Est. Jeudi der- 
nier, M. Raymond Denis, président de 
l'A.C.F.C., passait à Winnipeg pour re 
tourner à Vonda. Dimanche, c'était le 
tour de M. Georges Bugnet, rédacteur 
en chef de l“Union”, d'Edmonton. 
Tous les deux se sont déclarés enchan- 
tés du succès de l'excursion. M. Henri 
Lacerte et M. Camille Fournier sont 
attendus d'un jour à l'autre. 

———— 205 2 — —— 


Tragique accident à Saint. 
Claude, Man. 


M. et Mme Joseph Philippe, fermiers, 
de Saint-Claude, Man. ont vu les joies 
de Noël se changer subitement en un 
deuil profond. 

Leurs jeunes enfants folâtraient 
dans la cuisine, autour du poêle, lors: 
que la petite Rose-Marie, voulant évi- 
ter sa petite voeur qui ka poursuivait, 
se heurta contre une boullloire et fut 
tellement, ébouillantée qu'elle mourut 
pendant son trajet à l'hôpital de Saint- 
Boniface. 

——— 2200 0 ———— 


La législature dû Manitoba 
se réunira le 3 février 


La législature du Manitoba ne # 
réunira pas avant je jeudi 3 février 
Ce sera la \cinguième et dernière ses- 
sion de la législature actuele, et les 


élections générales se tiendront à l'été. 


Comme explication de cette date tar- 
äive,_ on dit, entre autres choses, que 


les députés, en se réunissant le 3 fé- 
vrier, seront mieux disposés à en finir 
rapidement pour se préparer aux élec- 
tions. 


em + 


‘La cause des grains le 10 
janvier prochain 


Edmonton — Le premier ministre 
Browvlee a reçu d'Ottawa la nouvelle 
que le 10 jañvier est la date fixée par 
la Cour suprême du Canada pour en 
tendre l'appel de l'Alberta, de la Co- 
lombie-Anglaise et de la Saskatchewan 
au sujet des taux des grains. 

Le bureau des commissaires des 
chemins de fer n'a pu rendre une dé- 
cision définitive et a proposé que la 
cause soit différée jusqu'à ce qu'on ait 
terminé l'enquête sur les taux de trans 
port en général. Les trois -ærovinces 
ont interjeté un appel conjoint. 

——_———24D+ 0 — 


Inondations aux Etats-Unis 


Memphis, Tenn. De grandes éten- 
dues de territoires sont inondées dans 
les Etats de Tennessee, Arkansas, Mis- 
sissipi et Kentucky et des milliers de 
personnes ont dû quitter leurs habita- 
tioné. | 

Nashville est la ville la plus attein- 
te par l'inondation. Cinquante pâtés 
de maisons sont inondés et 2,500 per- 
sonnes ont dû se réfugier ailleurs. 

On rapporte que quatre personnes 
sont mortes dans des accidents dus à 
l'inoudation dans la région affectée. 
Toutes les rivières et les ruisseaux 
déborgent et les pertes seront très 
élevées. 


jour, sur cette terre 


| de Gaspé. 


d'Europe cèdent à l'assimilation avec 
une sorte de vertige joyeux, effacent 


{de leur front les traces de leurs pre- 


mières origines pour y substitusr le 
sceau de la race patricienne, vous, fils 
du petit pays de Québec, vous gardez 
Lhéritage auguste des ancêtres: la lan- 
tue qu'ils ont parlée, les traditions 
qu'ils ont aimées, la vieille foi qu'ils 


| ont. servie, la fierté d'Atre vous-mêmes 


vous sufft, é ee 


Par là, vous affirmes votre tempéra- 
ment trréductible de race spiritualiste. 
81 vous vous entêtez si magnifiquement 
dans votre civilisation, c'est que, pour 
vous, la civilisation vraie n'est pas 
faite tout d'abord des grandeurs de la 
chair, mais des grandeurs de l'esprit. 
Vous vous rappeles comment, un 
he, s'est 
implantée la civilisation française: par 
la croix de Jacques Cartier sûr la rivé 


ne race et d'une foi. Pièntée à l'un 
des bouts du pays, elle n'est que la 
première d'une longue théorie de 
-croix et de clochers qui de points en 
points traversera le continent. 

Dès le début notre civilisation s'an- 
nonçait avec ce haut caractère. et elle 
en marquerait chacune de ses étapes. 
Quand se fonde Québec, Champlain, 
paralysé d'abord par des ambitions de 
commerçants, écrira néanmoins en 
1619, dans son épitre au roi: “Sire, 
vous y verrez... quelle et comtien gran- 
de est l'espérance que nous avons de 
tant de longs et pénibles travaux que, 

épuis quinze ans, nous soutenons, 
pour planter en ce pays l'étendard de 
la croix...” : 

A Ville-Marie, quand les fondateurs 
y débarquent le 18 mai 1842, c'est 
pour dresser en hâte un autel et célé- 
brer le sacrifice devant la croix. : A 
mesure que ces Français avancent dans 
le pays, la croix du Christ ne cesse 
pas d'être le principäl jalon de leurs 
routes Sur les chemins qui mènent 
vers l'Ouest, moins de sept ans après 


[ia fondation de Québec, des croix 1ls 


en plantaient partout, au bord des ri- 
vières et des grands lacs; et ces croix 
et ces petits clochers de missions; 
vous le savez aussi, les païens ne les 
abattraient qu'en passant sur les corps 
des martyrs. 

Quand Pierre Gaultier de Varennes 
de la Vérendrye entreprit de pousser 
encore plus avant vers l'ouest les dé- 
couvertes françaises, M. de Beauhar- 
nois marquait ainsi à Maurepas l'un 
des buts de l'entreprise: “A ces con- 
sidérations j'en ajoute une qui sera 
sans doute d'un grand poids ‘auprès 
d'un ministre qui a autant à coeur 
que vous l'avez la publication de 
l'Evangile parmi les nations nombreu- 
ses qui n'ont point encore entendu par- 
ler de Jésus-Christ; c'est que chemin 
faisant on pourra prendre des mesu- 
res pour ménager dans ces’ vastes con- 
trées des établissements également 
utiles à la Religion et à l'Etat. 11 se- 
rait même difficile qu'un religieux pas- 
éât trois ou quatre ans à Parcourir ces 
contrées-sans y avoit occasion de pro- 
Curer par le baptême l'entrée du Ciel 
À plusieurs enfants moribonds” Et 
dans J'encviute du fort Saint-Charies, 
le premier soin de La Vérendrye est 
de dresser un petit clocher d'église. 

Ce. jalonrement ne s'est pas arrêté 


| monde, Et pour ceux qui ne 


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te et apostolique. L'histoire nous 
donne le droit de l'affirmer: évangéli- 
sateurs, et par conséquent civilisa- 
teurs, nous l'avons été plus que per- 
sonne. D'autres que nous, en ce Ca- 
nada, ont planté des croix et élevé 
des clochers. Nul n'en a plus dressé 
vers le tiel que les Français et les 
Canadiens français. Je ne sache pas, 
non plus, que les terres polaires atti- 
rent beaucoup d'autres missionnaires 
qüe ceux de sang français, ni que Mer 
Turquetil ait à défendre contre beau- 
coup de compétiteurs son vicariat 
apostolique de ls baie d'Hudson, 

Vous aves raison, compatriotes de 
l'Ouest, de penser qée cette oeuvre ci- 
vilisatrice ne saurait être dépassée 
par aucune autre. La plus haute for- 
me de civilisation c'est celle qui spi- 
ritualise la terre et les hommes. Et 
cela aussi, quoi qu'on dise, tient de la 
place, peut compter même en ce bas 
croien 


do abes n° june 


suprème hommage aù, Dieu de la pa-. 
trie et que réveiliéé par l'immênse ru- 
meur, tous nos vieux clocheré éteints 
recouvrent tout à Goup là. voit, quel 
rugissement d'estifne, quelles cia- 
meurs de progrès miâtériel pourraient 
égaler sous le ciel ce choeur grändio 

et innombrable? } 

... 

Compatriotes de l'Ouest, c'est donc 
votre t de vous entôter à survi 
vre. Et, au nom du Québec, c'est no- 
tre devoir de vous y aider, Dissipons 
ici une équivoque qui a peut-être trop 
duré! Non, nous ne voulons pas nous 
confiner à la “réserve” du. Québec. 
Lorsque l'émigration fait tant de mal 
à notre pauvre province, qu'elle sont 
la vie lui échapper comme un malheu- 
reux saigné aux quatre membres, et 
que, par surcroît, une industflalisation 
hâtive la menace d'une transfusion de 
sang étranger, ne vous étonnez pas 
qu'elle redoute jusqu'à l'excès peut-être 
les propagandes d'embauchage, Mais 
je ne crois pas outrepasser. le senti- 
nent de l'opinion saine en vous di- 
sant: les fils que le Québec ne peut 
garder à la terre, emmenez-les; nous 
ne vous les disputons pas. Plutôt que 
de les voir se jeter dans le gouffre de 
nos grandes villes ou dans/la gueule 
du Moloch américain, nous aimons 
mieux les voir dans notre grand aîr 
libre, y faisant pousser du blé et des 
enfants. | 


Quant à notre aide morale, vous sa- 
yes que chez nous une élite est prête 
à vous l'offrir, telle que vous la vou- 
drez, aussi loin que peut atlèr 1x géné- 
rosité d'un pays €atholique et fran- 
Gais, qui finira ÿar comprendre, espé- 
rons-le, qu'il se doit aux siens avant 
de se devoir aux étrangers, 

Je dirai plus, profitons de ces ren- 
contres de “survivance” pour rendre 
plus active parmi nous l'entr'aide fra- 
ternelle, 8! ous sommes fiers de no- 
tre civilisation, nous nous devons de 
la faire durer. - C'est lé légs Indivis 


nous contre toute injustice, quelle 
qu'elle soit et d'où qu'ellé vienne. 
Nous avons trop respecté le droit des 
autres en Ce' pays, pour endurer que 
notre droit y soit persécuté, Et si 
demain l'ouragan bolchévique -ou les 
hordes asiatiques doivent déferier sur 
l'Europe et que l'Amérique doive deve- 
nir le centre du monde et le dernier 
refuge de la civilisation, plus que ja- 


notre devoir n'est-il pas d'empé- - 
<her que ne meure sur <e continent ia 


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pos : 0e Mélate funqu'à ts mer Ventimigiin | en France: ln esprit et une âme qu'us- 
"Ces Mpions'obtt disnéminées sur deux | cune patssance humaine ne peut vate- 


+ cents milles entre Aoste, dans le nord. | cre j : Re Bureuus Sn Fétère 
, et _Ventimilla, sur la Méditerrannée. etat Tee mures de Tssamen , 
+ -Aettellement, d'après le correspor- du 7: . et sa De parrsesimbe. FE . rt à chi : 
dant, chaque légion: se compose de! DÉOTt Mgr Landr ieux, treztecine tie @e tes Laine, ‘sc | me DT, as x 
1400 hotèmes, là pltpart des officiers évêque de Dijon toÿl de 22 «à ce se et pl animée que de comme. Nous vrméms aussi ées Vebpbome 
è ou des sous-officiers. | . ———— ‘ rovenne € 2 
CA D ——— Paris — Mgr Landrieux évèque él mère me Te 
LR 4 ) Dijon. est mort le 1] décembre. dans ——— D —— ; 
Succès électoral pour les ca} PT un named ane La à Paris héne — 
ù * tholiq français N fut vecrétaire particulier, puis vi a "7 | q'éteerver des dfciennes traites qué Sent | | Limited Heures de botens: t à 3 pm, 7080 
’ Paris — sie ARTE cairé gébérai de Mgr Langénieux ar Paris — Lés fltes de DE ent €16 ; là rememmée de ce département de l» VFééphene Æ7 977 . PM. où sur rendezvoss 


: chevéque de Reims Curé de ln cathé | eurepcisamellement cslmés, cetie 22 1j] 
#: La au département du |irne de Reims au ééèut de 2 oui: ein te EU, € 18 Ut Au 
> Fee om remplacer trois députés so |j] contribua à sauver bien des vies Parrswts se Gif comtentés &e révei- 
‘ Q voédés, la liste qui a triom humaines lurs de Fimcendie de la <= | lrmner ches caf, et tragélement 
| est celle de l'Umion nationale ré | péiraie martyre. 11 était évêque &e Le :rmiitionmet “réveillon” avax per 
“ar RA am mecs par le député |injon depuis 1914 Mer Lamdrieux est | &u ce cartctève de late et Éubeuien- 
st ia “Croix Le N me. Rbbé Lemire | ranteur de pigsieurs ouvrages très e# | ce Qu'R affectait ces dernières samien 
: roix du Nord”. Cette liste s | iimén. li y à queisnes antées ii avait depuis la pacte Le “Père Noir. - 
relégué au second plan la liste socia | init un voyage dans la province @ en = @ù spécaler contre le frames, et 
liste, au troisième, les communistes, Québec et il 2dmirait beancenp ia pe: à écé pincé per «a lausee ragile eu 
* 4 AN Auatrième, un groupe républi |;cisse canadienne | cours des defnières semaines. 
cain dissident. À D ——— Aucan des restaurants eu des ce 
, s . La médaille de la famille | à se aux aæiert. comme 
‘ : M. Doumergue, chanoine ho- | francaise [re œmmse dm pémartes per 
C noraire de Saint-Jean ROSE tant les mets- “Plus de place. et 
de La Hazébrouck. France — Trentecimg | eux qui auaiènt de l'agent à êîgen 
- mères du petit village de Bavimchove |<°7 tremvaient Escilement à se coter 
[près d'ici. viennent de recevoir ja mé |°® bon leur semblait Le public, come 
daille de “ls Famille française” pour] est des dEBculés qu'entraine Fine 
la part qu'elles ont prise à éémenttr | "= d'agrèsguerte. semblait peu &fes 
Ê Treux ée jfter som axgent par les Sem- 
tres. coîmme & ant tendance à le Exire 
sgrès l'armistire 
Quant aux étrangers, Paris n'en a 
amas ve aussi pen pour La Naël @- 


ee 


as Rome — Bien que protestant. M 
Doumergue, président ne la république 
française, a été fait chanoine de Saint- 


Vous puis La fn de En querre Les rihes 
Fe sont presque tons sur Ls Riviera et 
é lceux qu Æspesctt de meyens pes ; | mver grande éminction à Meut- | 
L.s modestes semben- en diem avai quit- Par Gustave Costéeret, docteur ès-iet membre du 2 l 
‘À te La France, où bien acuir 2m) ces professeur d'une de La RÉ > ; , 

Loèée de Summer. depuis que le Ganc | tes fronçuer #rtmmant Cet T7 FR 2 Qu Wat Ponant Les 
L. * avant doublé de valeur pur <2 bats que de Parts — Ve bess volume Téléphone Z7 2 
Ps rapide. a presque deunlé peur eus ef ee &ce — Prix france: France, | ù tb En, RUE HaALS wixkxirse 
f cc@ la vie Ü O1R 20 enanger. 0 — Autonet 
É: ee ——— Füs Aîné. féteur. 15, Ptace des Ets- Dr P-E LAFLECHE 
di: 


Mort d'Henry Cochie és Argens 
Paris — Henry Cuchèn membre dei Avec sa haute samteré d'hcerwe 
Acura des inscrigtions et vers Île Révelstion tramçaie et se granè 


core cu 


tetires amiens dsqure dx XKoçè escltalent d'écrivain Damteur 00 expiee Sutre et eumedi après-midi sur renéss- 
MEET 2UTèSs ame conrte … E 


zvaËt pertagé sa vie entre }» piège 
fe la Dk'ératue Catbolbque man 
D avant Cradut certines eeuvtes @ 
PDunte ec: cr plasieurs éuvrages demt 
La vie de Fra Anceïre 

Se  — 5 — ’ 
La population de l’Alema- 
gne augmente 


Bern — La pognbntion & TV A1leme- 
tee ange: g'èce à L niet 
æ la mortalité et À l'angnentatiog 
Bs sitter D'agpres es srarisriques 
1 nars té est tombée € 
376 par Le à pogauathe L Fr a cæ- 
quante ans à 17 axjourd vu En re 
tour. à la sue des progrès € le 
science média er de l'uspgièae le 
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Malgré Les pertes énerme,s > 
pendant La guerre La pegaitire des 
traumiileurs est mamenant ges ébe- 
vée quex IS 


—— pu ge. dm 
; 


Paris — Les érux salles français 


Le voy age du prinee G s'est fait pratiquement sans aucune publieité. |: soc hurtus ave un ereuge 
red ce Jusqu'à Montréal. ; d'un arrèt de q puni à en in mi © ur 
d'un journaliste. à côté de M. K-W. Fentiy. C'est lus que l'on voitim à la farz de fuxe ane conf=ssue qu rège 
gauche du président €u Pastfîque Cansdien qui était vens le rosal = cite afaie Is ent avoué qu'Es 


ons : VISU. 


Son Aljtesse exprima le regret de re pourvoir s'arrêter plus lnngtemps dams 


Étant aies 27 état d'ébrité € amer 


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la métropole, mais déclara q1'u espér18 pouver revenir an Cansda l'an pre- cherché querelle aux Abemamès Es Î 
ere er mat au le l'rine de Lots À lrenn de mes sante seront pus, re qui régers Le : 
saire de La Confédération. !: prinve Geërge s’est e pour F'Angieterre > bn De : 
+ à St-Jean, N.-B, à bord du/ “ont-Roral” n Pacifique . se -mesratrees : d 
ns chore à bn sage de ot niet 
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Le froœd en France d 
Pars Un usé mgauvus | + 
dues ours La France, et er rare, des -| 
lues de Parts sant couserts bare cu ‘ 
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i à aus sis a. On sœuale an gramé membce de & $ 
| Départs fréquert: du Canada pour s du 22 fret 20 euars dm treds Se don a ons | 
CHERBOURG, ANVESS, F AMLCURC et ANGLETERRE À: ET | sx um ‘eue 
4 + et tre, à Part Be Sat Des dément ae 
. re : dessoms &r 15 «cgreés Fabrembes ee 
ee et retours : RS ce di CHIROPRATICIERS 
M y a toute facilité de dire ta messe sur nes paquebets no UE de us ” 
- es dd Er æ cru 2 ré pie 
! Paquebots luxueux — Cuisine insurpassable — Service exceiient tant, et Les Parsons 2zY sai jus DES. LA BERCE £ LA 
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ie ”s ' , : œuiques Jours au Ent de Buugue | L Mouwss échec tation 
W.-C. CASEY, et cent là un événement gen fréquent LPR | R . , Comsuitaten gratute 1 
Edifice du Pacifique Canadien -.- Ançgte Portage-et Main, Winnipeg | Dnzs Les sua «6 au Les Des 2e : Téhéghens 00 65 } | 
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de re 


rat ang A 402€ 1 La Lite à 
au Anse sp Sr per agi 


lisur ya pu constater quel ete d'est opéré 
Es à notre sujet. Dans certains milieux jy 
ait, il n'y ,a pas longtemps encore, qe 
groupes. fatalement voués à la ruine et que 
c'étail peine perdue de leur envoyer des renforts. Ce préjugé, 
de notre situation réelle, 
Voilà ce que nous avons gagné à 
nogs Taifé mieux connaitre. Voilà le fruit direct des voyages 


pere 


RTL 7 à - Stlss Sa 
* 


D pp 8e PP OA 


ést pres: 


de la-Survivance, aidés dans une bonne mesure par ceux de la 


“. dé, Ouest étaient 

| né der nce où l'on était 
Es que enti ent disparu. 

/ Li 


de l' 


francaise et de l'Université de Montréal. Ces Cantdiens 
qui reviennent en si scpod ombre nombre, à l'époque des 
fétes,.au foyer paternel, n'est-ce -pas-une bon 


nf aéussi matériellement et qu'ils sont 


re À preuve qu'ils 
aussi réstés fidèles aux 


ifraditions de la race? Mais que , dire lorsque, poussant plus 

avant, Fétude du problème de leug-survivance,. lou voit les 
organisations et les oeuvres, les maisons d'éducation et les 
journaux qu'ils ont dà créer et soutenir pour perpétuer l'âme 
catholique et française chez leurs enfants! 


Dés lors, le devoir de la province de Québec est tout tracé 


et M. l'abbé Lionel Groulx, au Monument National de Montréal, 


l'a éloquemment exprimé : 


Compatriotes de l'Ouest, c'est donc votre droit de vous 


enléler à survivre. 
de vous y aider. 


Et, au nom du Québec, c'est notre devoir 
Dissipons ici une équivoque qui a peul-étr” 


.«  tropduré! Non, nous ne voulons pas noits confiner à la réserve 


du Qnébee. 


Lorsque l'émigralion fait tant de mal à notre 


pauvre province, qu'elle sent la vie lui'éc happer comme un 
malheureux saigné aux quatre membres, et que, par surcroil, 
une industrialisation hätive la menace d'une transfusion de 
sang étranger, ne vous étonnez nas qu'elle redoute jusqu'à 


l'excès peut-être les propagandes ‘d'embauchage. 
crois pas oatrepasser le sentiment de l'opinion saine en vous 


CS 


Mais je ne 


disant: les fils que le Québec ne veut garder à la terre, emme- 


nez-les; nous ne vous les disputons pas. 


Plutôt que de les voir 


se jeter dans le gouffre de nos grandes villes ou dans la gueule 
du Moltoch uméricain, nos aimons mieux les voir dans notre 
grand air libre, y faisant pousser dn blé et des enfants. 


À Québec, les Survivants devaient eutendre-M. Taschereau 


lui-même 


affirmer qu'un Canadien qui trouvait que Québec 


n'était plus suffisant pour lui était infiniment mieux dans 


à l'Ouest qu'aur Etats. 


Ce sont des déclarations que le premier 


ministre de la proviffce de Québec était loin d’avoir faites 


l'année derniére. 


Au Château Frontenac, M. Raymond Denis a démontré que 
l'un des moyens les plus propres à umoindrir le danger de 
l'annexion aux Etats-Unis est de fortifiur les centres d'influence 

À française. dans l'Ouest et que lu province de Québec est direc- 
| tement intéressée au sort de ces provinces. Les arguments dont 


il s'est servi semblent avoir singulièrement frappé ses audi- 
teurs, et M. Taschereau corroborait entièrement l'opinion du 
président de V'A.C.F.C. lorsqu'il s'écriait: “L'Est et l'Ouest ont 
des problèmes communs et c'est un-crime d'ameuter une partie 


. du pays contre l'autre partie... 


c'est apporter la prospérité dans l'Est.” 
On critique avec beaucoup de raison l'étrange aicnallé 
par laquelle un Canadien de l'Est, pour aller s'établir dans 
l'Ouest, doit payer trois fois plus cher de transport que l'immi- 
grant étranger qui nous arrive des Etats-Unis ou de l'Europe. 
C'est la province de Québec, paraît-il, qui s’apposait à un taux 
de faveur pour les futurs colons. 
autorités ne sont pas loin de modifier leur attitude sur ce point. 
It faut s’en réjouir, car ce serait, Fun des moyens les plus effi- 
cace de favoriser le mouvement des Canadiens vers l'Ouest. 
Les chefs de la Survivance ont eu surtout à se louer des 
égards qui leur ont été témoignés par M. Delâge et ses fonc- 
tionnaires du département de l'Instruction publique. 


d'une conférence tout amicale, 
coll 
notre pèrsonnel enseignant. 
pas été manquée - 


organisations. H y avait Ha 


Québee et à aceroitre la sympathie qu'ils nous ‘ont vouée. 

De toute évidence, il y a quelque chose de changé dans 
l'attitude de la province de Québec à notre égard, et pour le 
plus grand bien des deux groupes. 
tats très précieux des voyages de la Survivance! 


Confrère dans le deuil 


Québec — Le dimanche 26 décém- 
bre, à Saint-Denis, est décédée jme 
Edouard-A. Barnard, née Amélie Cha- 
pais, dans la 7Tôme année de son fige 
Fille de feu l'hon. Jean-Charles Cha 
pais, ancieg_ député, sénateur et miris 
tre au parlement fédéral, elle avait 
épousé un agronome et publiciste b'en 
conna par son oeuvre d'enseignement 
ugricole. Neuf enfants lui survivent 
dont deux fils, M. J-E. Barnard, direc 
teur de lEvénementi,/et. M. Edouard 
‘Haruard, courtier, tous deux de Qué 
bec. Elle a donhé quatre filles aux 
communautés religieuses: Mère Marie 

y © : de in. Pnasion, supérieure au Couvent 


du Frécioux Sang à Portland, Qregon: 


à 


tion active pour ce qui concerne le 
L'occasion était bonne 
- d'attirer Fattention de eette élite sur les 
possibilités de l'Ouest et sur les sacrifices financiers qu'éxige 
le soutien de nos écoles, de nos journaux et de nos différentes 


Favoriser la récolte de l'Oues 


Or on nous assure que les 


Aa cours 
ils ont reçu l’assuranee d’une 
recrutement de 
— et n’a 


atière à édifier nos amis dé- 


Saluons avec joie ces résul- 


Donatien FREMONT. 


Mme Josephine Barnard, du couvent 
dy Sacré-Coeur au Bault-aux Récollets; 
Soeur Thérèse de Jésus, au Carmel de 
Saint-Boniface, Manitoba; Mère b 
Joseph, au monastère des Ursulines de 
Québec. Trois autres enfants, Miles 
Mathilde, Elodie et Julienne Barnard, 
denreuratent avec leur mère à Saint- 
Denis, ainsi qu'une soeur, Mlle Chapais. 
M. le sénateur Tlhiomas Chapais est le 
seu] frère survivant de feu Mme Bar- 
nard. Un autre trère, M JC. Cha- 
pais, l'avait devancée de quéiques mois 
dans la tombe 

Les funérailles ont eu lieu à Saint- 
Denis, comté de Kamouraska. 

La Liberté prie les famiiles Barnard 
et Chapais, et paticulièrement le di- 
recteur de l’/Evénement”, d'agréer ses 


vives coudoléauces, 


— et ge 


contre la présse: le 8 novembre, orêre 
| était donné de déférer aux tribundux 
“ceux qui, n'importe de quelle facbn, 
répandent des nouvelles alarmantes”. 

Au même tnoment, les bandes de 
Juan Galinds infestaient l'Etat de Du- 
tango; cellks de Piñiédé, la région de 
Jalnpa. Près de Cordon, les rébelles 
miénaçgaiont If btatiof d'Atoÿée, et. 
commé le chef de le g on #W'osait 
les attaquer, fl offrit traiter âtec 
dix: Les Indiens Taquis envéhifssatént 
en files intérininabies l'Etat de Chihua- 
hus, pretiant plaisir à irncenñdier Îles 
propriétés du général Obregôon et mbn- 
tant à lattaqne de eëlle d'Abelardo 
Calles, parent du président:  Lé#s ban- 
des de Tirso Gonzalez et eellés de L. 
Martinez se joignirent- pour utiaqüer 
E1 Fyerte (Sineloa), Le 8 novembre, 
les rebelles occupaient Coquhuatlan. 

Aussi les communications manquent- 
elles de sécurité; surtout à Puebla, Pa- 
chuca, Toluca, commé dans les Etats 
dé Tlaxcal4 et de Vera-Cruz. Les voies 
férrées sont menacées. Les-ryebelles 
firent même dérasilier le train de Pie 
dras-Negras. 


Les manoeuvres de Calles 

Le président imagina d'attribuer at 
clergé toutes ces révoltes; il affirma 
que Mgr Mora y del Rio, srchevéque 
de Mexico, en était Vâme. 
faits contredisaient <e mensonge off- 
ciel. Le jour où se déroula la grandio- 
se fête du Christ-Rof, un éhef de 1 
police rendait lui-même témoignage 
aux catholiques: il les avait vus dès 


Île matin assiéger sur un front de quin:. 


ze personnes et en file ininterrompte 
Notre-Dame: de Guadeloupe; beaucoup 
venant de loin, plusieurs les pieds 113 
et une couronne d'épines sur la tête; 
H avait vu à 9 h. % les délégations $e 
masser dans le choeur, don Rafaël Ge- 
niceros y Vallarea), et, après lui, les 
délégués de chaque Etat réciter 1a for- 
mule: de consécration au Sacré-Coeur; 
jusqu'à la nuit, le spectaelz avait duré 
sans le moindre heurt. Aussi le rap- 
port contenait-il ces simples mots: 
“C'était jour blanc, mais il n'y eut ni 
attroupement ui délit”. 

Les évêques opposèrent au mensonge 
de Calles une fière protestation, affir- 
mant qu'ils ont toujours recommandé 
le calme et employé des moyens paci: 
fiques pour obtenir la reconnaissance 
des droits des catholiques. 

Le président Caïlles tenta une nou: 
velle manoeuvre. Pendant que le pro- 
cureur général de la justice, Roméo 
Ortega, envoyait des instructions aux 
agents du ministère public tédérai or: 
donnant de saisir les cures et les an: 
‘nexes des églises, sans en excepter les 
biens privés des prêtres, le ministre de 
l'Intérieur, eolonel Tejada, adressait 
aux prêtres un appel où il leur promet- 
tait de tout rendre: églises, cures, Sé- 
minaires, asiles, domæines, etc., s'ils 
consentaient à se soustraire À l'æutoi 
rité dy Souverain Pontife et fondaiént 
une Eglise mexicaine. Les évéques de 
Huajuapam et de Sailtillo, mandés à 
Mexieo, s'entondaient faire les m°mes 
propesitions. C'est avec indignation 
que ces oftrss furent rejetées; prètrés 
et évêques répandirent que VEglise n'a 
qu'un chef, le Pape, Vicaire de Jésus- 
Christ. 

La Ligue de défense religieuse pu: 
blia une déclaration formelle d'onéis- 


écrivirent.à'ce sujet une troisième !et- 
tre pastorale. 
LA constance des catholiques 

C'est donc la ‘fidélité au Pontife ro- 
main, lé réfus du schisme, qui prove 
que la persécution de Calles. [es at- 
tentats officiels ne lassent pas la cohs- 
tance des catholiques et soulèvent l'in 
digniation publique, A Guadalajara, le 
6 fovembre, un groupe de policiers 4e 
massai vers 9 heutes dû soir ‘ievan‘ la 
résidence de l'Union populaire, das 


-lres rués Mbrelos ét orne de 
ne 


fois d'enfre eux S'introdüisiren: 

les bureaux où trävaillaiènt les :a449- 
liques et. ne pouvant préâenter aucrri 
ordre de perquisition, furent zri:s dé 
se retirer. Les cathôtiques fermèrént 
lés portés por travalllèr en pa'x. Feg 
après, les policiers revinrent en masse, 
tant, À travers lés portés êt les fai- 
sâant sautér. M. Lopez Caldgren fut 
fué, deux de ses compagnons tombé 
rent grièvement blessés: d'autres re- 
curent des blessutes légères. ,Un ca: 
tholique fut encore abattü dans une 
primérie que dévastälent les Rp 


Le boysottage 
Sans défaillance, les çaiholiques con 


Tous les. 


sance -au-Siint-Père; et les vus 


to, Rivoli, San Rafsel, Olympfa, 
Goya, Buen Tono, Manuel Briseno, Ma- 
ria Guerrero. America ‘ét Lux. * Le 
maisons de tissus ét autres objets ont 
vu leur vent@tomber à 50 pour cent 
dans la plus grande partie du pays, à 
0 pour cent à Guadaläfärs. La verité 
des autos est tombée de moitié à Mext- 
co. Plusieurs banqués dnt craghé; jes 
employés du gouvernement eux-mêmes 
placent leur xrgènt à l'étranger. M. 
Brim, “trade comMmissioner” des Etats 
Unis, afirme, après un voyage a Met 
que, que la cesation boyoot. 
tage rétablirait les affai 
Une jeune Mexicaiñe écrivait ‘ces 

jours derniers À uné amie de pin 
Louis: “Tout ce que ‘Vous avez lu dans 
vos journaux ne Vous donne qu’une 
pâle idée de ce qui existe en réalité, 
Moi aussi je fais partie de-la-Ligue 
de défense ét j'ai eu l'honneur d'être 


Héux, on alla plus loin; des femmes 
et des enfants furent fouettés; des 
hommes fusillés, barmi lesquels déuz 
jeunes gens que je vis peu avant lèur 
mrt. Diet seut zut combien d'entre 
noùs tomberont ‘avant le triomphe; 
mais nous n'avons aucun doute que nos k 
souffrarices ne hâtent le triomphe Ce 
V'Eglise. Nous continuons à nous abs- 
tantir de tout achat inutile, de tout dt 
vertissément; nous portons toutes des 
habits dé @euit”’ - d 

P. MILET. 


Un million de radiophiles… 
canadiens . 


Ottawa — On évalue présentement à 
un million le nombre d'amateurs dé 
radio qui écoutent chaque soir les 
émissions. 

A la fin du mois de noveribre der- 
nier, 146,186 permis de radio avaient 
été émis. Ces permis ont-été deman 
dés surtout par les propriétaires de 
postéä müntés sur aftéñtié. 115 sont 
fnotnbrables ceux qui n'ont pés'pdyé 
leur dû’ àu gouvernement.‘ On peut 
y classer pär exémple tous les proprié- 
taires de postes” à cristal et génërale- 
ment tous ceux qui utilisent, .uné an- 
tenne intériéure ou lé fil au vourant 
éléctrique. 

Voici les éhiffres officièls sur le nom- 
bre de pertiis par provincës depuis le 
ler avril jusqu’au 30 novembre 1926: 
Aïbérta, 5,857; Colombié-Axgiside, 10,- 
129; Manitoba, 12,513; Notivéäu-Bruns- 
wick, 2,027; Nouvelle-Redssé, 3,298; 
Ontafio, 66,786; Ile du Pritiée-Edouard, 
111; Québec, 39,097; D 
15,327; territoires du Nord-Ouest, 
Yuleoh, 23. * À 

D D —— — 


La population de Chicago 


Chicago es Én se basant sur. les 
daisrances ainsi que âur Îes chiîtres 
fournis par le bhredu des Statistiques, 
on estime la Population de Chicago à 
4,161,989, c’estä-dire en augmentatfon 
de 16.7 pour cent sur le recénsemiént 


officiel de 1926. La population de la. 


région métropolitaine est estimée à 
4.100,000 habitants, ce qui Coritorde 
avec les chiffres dé l'Assoctattôn du 
Commerce de Chicago. 
De — 


bé 4 canadienne des 
anclsCains 

Montréal — Le commissariat fran- 
ciscain du Canada serait bientôt érigé 
en province. On sait qu'il faut pour 
former une proviice, selon les us et 
coutumes de l'ordre, huit couvents ou 
maisons formées. Or les Frères Mi 
néurs ônt actuellemen? des, maisons à 
Québec, Montréat, tes Trois-Rivières, 
Sorel, Sherbrooke, Ottawa, Tobique, 
N.-B., Edmonton et Vancouvet. . 

Actuellement, le siègé principal du 
commissariat franciscain est à Mont 
réal, et le R. P. Jean-Joseph en est le 
commissaire. 
is P-$— 7 6-6 —— 
La province de Québec produit le 
miel Je plus sucçulent et le plus doux 
du monde, 


ee mt 


D SE 


'âiitiés de nôueñt où se’ cüntftiueñt, 


'ét"eé répandirent par la viñe; | 
té plus grañià nombre se dirigeant 


difices parlementaires, à Leone 


d'une séance oratoire toute 


quot bon s'arrêter à ces: vét: H 
“Envoyons : d'l'evant,: nos sbnsi”, 


avec foros lé geste 
Saint-Boniface ou  Prince-Albert — incoercible des riêtres de 1-bhs.êt le : 
is n'étaitée paa plutôt de Saint- suécès puissant de leurs effurts. Gest 


Je d'y résistat pas. | en L 

" Quel plaisir de sè retrouver au LS 
liéu des Jéyeus Afatvivañté" qui nouÿ 
viennent mälnténant chaque année, ià 
chahson aux lèvres! De-tbuteés parts 
firdédans dés groutes se'fofment, des 


patttin-prétlent: 66 1e Docéts Saint yes. Cen inteiligénten prises 48 con- 
Jean-Baptiste, tout sourires et bienve-}tact sont devepuss .l'une des farces 


et prenant charge des opérations asishantes les plus prècitasés d# no- 
#vec trois tambours et plusieurs trom- tre vie nationale: 


: À ttes, tonnñent ‘“‘Q Canada” sous LLD-FRA NCHE 
des opinions s'échangent. Déns le w4- D a | ”e 

&on-sslon” prinéipal, j'aperçgois un hâf-|e cathédrale et ses hautes coupolés, 

monfunt autour duquel les chants n4 |, ec j'autel sembtable à celui du Pape AU CAP " 
tionaux ont retenti hier soi: longue-|à Rome, ot les voûtes haute» comrhe F 

ment, Il paraît méme que la route d ass 


le-ciel. Que cela doit faire borr à voir 


à des yeux déshübitués de 1» splendeur | La visité des pélerinis de la 


était cafotéose, le trait s'efforçant dé 
reprendre du temps perdu, et qivite ra. 


matérieil temples “ f (g , 
art tegir 18 imusique à deux homihés, | pays sv ka spot Survivance 
tandis qu'un troisième téndit fernié | à, dames religiouses sont gx eve À NE, 0 à l'a hd 
ment. la musicienne, éxposée À à'al- | os Comme RE Cay-delaMNadeiainé »+ Léé 


concert angélique, l'évêque bénit et dc- 
cüeille “en. fortes paroles, l'ostensdir | 
eucharistique épand promesses d’é- 
ternel séjour, et l'Ame des “survivants” 
se sent réthauflée, agrandie, ‘élevée. 
Quelles belles heures le Seignur nous 
aecorde parfois en dette vie;. comme 
pour révéler quelque ehose de celtes 
üui nous ptiendent dans l'autre. ‘| 


ler frappér avec soft banc contre 1e 
fur roulagt. Il parait qu'of avait 
Choist pour cétte tâche un vieux gr. 
coni tmpéhitent. Céla prouve ‘qu'il’ ÿ 
encore des Célibataires dats 14 pral- 
rie: peut-être au'Y4 y Lu dura uw dè 
moins du retenus..." 

J'avise une jeune dame avec trois 
enfants de six ou sept ans. Le papa | 
n'est pas vènu cette année, mais où 
s'en passe. “Jé n'ai jamais fait de 
voyagé paréil, me dft la jeune mamañ; 
depuis qué nous sômmes montés ddns 
<e train, au Manitoba, nous n'avons 
‘pas eu connaïfsance du trafet. Tout 
le monde ést amfcai et obligeant, on 
est protégé, entouré, amusé, fe tem 
basse inaperçu. Et nous vôféf rendus 
däns l'Est. 11 y avait plusietirs annéex 
que je n'étais pas venue, et il y » 
des vieux À bord qui n'étaient pas ve- 
thus depuis vingt ans et plus.” 

Les vieux sont peut-être ceux qui 
buissent le plus de revenir au vieux 
pays. Sans doute fils n’ont pas changé 
dé pays, au’ sens’ politique, : dints au 


Capdeia-Made- 
lue, 1e 24 décembre, au cours deijeur 
voyage de retour vers ge 0 
- Arrivés à huit fieures tià 
reñé 1j nicése célébrée par Je 
Boyer, O.M.L, du benctuaire dun Cap. 
era dite; le R, P. Ariur de sm 


vièces d'or, arrivant en procession, di- ren or ét. over à 
‘ue a 


gne et grave ma foi, et saluent ll Le RP Juyal rappelle. 
lé Oup-de-In-Maduleine 4 fout au Mis- 


trône comme on ne fait pas mieux 
au Parlemem lui-même. Paroles bien | jsupf qui descend! en Hgue droite: de 


choisies qu'il prononce avee un caline 
qui étonne un peu, et une attitude $é- 


à force d'êt'e premier magistrat o 
finit par en prendre toute la solenhité. Mer 


Allons, tant mieux, et grand merci, les 
-Survivants s'en voit manñgér. cé nr 


On avait résérvé ce châtesu dut : je f P: Süyar félicité” dévile 10n 


Moyerâge qu'est l'hôte] Viger, et nul voyageurs te vouloir 
se pouvait :êtré ‘Plus heureux, bag _ 


ancêtres: des colons ‘du 


sens géographique, par exeiplo, c'ést | Lite et tranquillité; cé bañatet mani: atsrentre Dréttré US y 
st différent Hbas que c'est dn/-pou cipal fur dei plue réussis et M. Pour-|Québes, et 11'ioûr ne bre 
l'exfl, quand”‘itéme les’ timbres-poste | niér, professeur manitobain, y pronon-} Mgr Lasgevin qui 

et l'äréeht n'ont pas chhgé ‘On fait|ca une allocution \VIBratité bf Sourriè | je mourir: “Un nation are 
bién sôf affäireé, dans l'Oueët, mMhis|qui fut acclamée où touté sincérité, L4 saurait perir?” 1 les rar ET 
c'est bei loiti qufinà ôn a grétidt dns 


On était prêt pour la sbtrée de fuñnille continuer leurs luttes 


la région lauréntiente. ‘Les’ jéttnes | #u Monument Naflondl. atlo La) 3 
en sotffreñt moitis. Its ne souffrént |: JE croff que Jes voyage 1rs n'oubliæ 2 Re SE + Ve nl à [w e 


même pas du tont, que dé rénvie de 
vérif voir st c'est vriiment ausst beau 
‘qu'ôh leur # dit. J'at rencontré à 
Séskatoôn, l'antiée derñièré, tft pro- 
fosseut d'umiversité édnadiett-frétigæis, 
qui n'est jamafs ericôre ventt # ‘l'êst 
de Winnipeg. Dire qu'il 
pat à voir Moréréai et Québec 

. [éxuséré; frais’ on s'en passe. Cnbten 


Poût” jamilis cette ôfrée-IX en pafticu- jours pur tours intérêts. 


‘Her, avec son programme orstoire chot-' :UbAId Cabéfiois, 

si, le “la” patriotique si bien donn Mrdobe de Prince-Albert: rase 
par-M. l'Abbé Grdutx, ét surtout 1e pé- R. P, Joyal et dit combien les voys- 
Ît drame secouant du Frère Victoria deurs de 1h Survivitiéd” soft Mppreuz 


“Peuple sans histoire”, Où le gouver- 
de Drostérnet 
neur Dürham se fait danse une héroi- on de Cap puis. M, æ 


que leçon par une petite Canadienne. Q LE J 
| t 
te Fe née certe, l'organisateur ‘en € l'et- 


d'etre nods n'tht pas va Parfs et|lui racontait Madeleine de Vérchères. angle « “ Si nom des 
httendetit patiemment ure occäsion | Nou@sommes tous sortis meilleurs Ca- pêlérins / à 

‘qui fe vieridrà peutétré pas: LÉ bôn. nadiens de cette heure d'histoire, et Le RP, Langlois D" js 
heùt béthéin d'est pas” tarit: dans ‘ja bien dés yeux éfalent moufllés. la céfémibniie de Le 

Süctessioi des paysages travérsks, des Comitrent oublier la vigoüfetse allo. CAPE Saint- rément et 

‘cités aéquisès-4 ji côntalssæñce, que l'eutiod de M. Réymbnd Dedts, 4 14 véhératiôn (à A; pr 
ns Ha forte re - sfôn | Séskatuhewan, président de l'Assocti: Viérge. 

dé soñ âme. L'Amie Ge’ cést}tion de défense scolaire? M. Denis royhgeurs- PR sie 
éticoré 14 plus grandé vitle et le plus }éonnait la situation à fond, et parle né b: :#«d 


néftère des Pères Oblats df ils prirent 
le déjeuner. 
néstère. 


riéhg paÿé, si la cultûté est Bien faite. 
ft est vrai que le Jardiniér éternet ne 
s'ophuse pas aüx mutations et Chän- 
gemetité d'air et d'horiion. Les voya- 
gés forment la’ jétneése et déforment 
les Pantalons, mé disait l'an dernier 
un jeune: Français quf habitait avec : vus 
pous un wagon touriste depuis deux }l'évidence qu'ils ñe sont perdus, Concarnest Croulant 

semaines. 1} n'est pas bon que l’hom-}il nous apprend que leur perte a rie ve 
me soit seul, en Pullman, car 18 nègre été décisive sut plüsiéurs points & dahs 
est prompt mais l'étoffle est sowvént 
affaïblie…. 

Les nègres, ou semi-nègres, des 
voyages ahciens de la “Liaison”, qu'on 
rencontrait dans la rue aux étapes de 
Régina ôu de Vancouver, voiei que je 
les retrouve à bord de ces wagons èn- 
nefgés qui reviennent des prairies, ls 
me “remettent” et disent-bonjour ‘en 
bon français, comme si ndus étiôns en 
France et voguant vers Dijon, Carchs- 
sonne Où Marseille. Notre ami “Peau- 
de-bique” doit avoir cette impression 
aussi. C'est un jeune Français fbrt } 
sympathique qui s'est déversé surlles Artisañs, Ce qui est 
l'Ouest canadien l'été dernier pôur 
essayer d'y comprendre quelque chose, 


avec une franchise qui inquiète par 
fois mails jamais trop. S'il est vrai 
qu'un personbage officiel" ait échagipé 
une parole Maflleureuse À l'éndroit dés = 


Canadiens de l'Ouest “pérdué pour 1 Les remparts de Concarneau 


race”, 11 en est bless@ aû vif, et: nè 


On' visita gésuite le mo 


ti 2 eux 


de la ville de 


dernière’ électjon. XIVe” siècle, TT 
Le lendemafi, un autre bandüet au ie de 


tn 
qui a insptré le 


même endrbit était dû cette fois -àlæ 


munificence de ja Société des Artisans | de France de 


qui connait le soit et l'éhergie que les l'prix notaiienient pus - 
ét qui ne peut plus s'en passer, car on| Artisans. apportent à battle 2e, ragfesrompad “hs cb. 0] 
N'y attache fortement ; me 6 fois pris] (reprises, 1 Y avr donc l'é pro- pue À PAU. ui sachant) 
\ PA ‘ ñ 
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> ire le Bas Canada que vous ne à l 
‘éévant la majorité angiosa1on t k est dû principa- ; 
d'u é lement à son efficacité à détruire tous lès 59 sou» 
A é, rc cg votre immense germes de vie nuisibles et à remplacer eur - 
j ee nd metre el tissu malade et endommagé par une 8125 YSs 
; : s magistrat anglais, émissaire du gou- et saine. = A 
verseur, des universités d'Angleterre AVOIR UNE BOITE-ECHANTILLON GRA- LA ‘= 
el" äés marchande loyalistes établis — Cüché Canadien National. D sen ‘éte de ce jure Con 
t. : ans notre province, se présente de cncst d'Eë il Yut frappé de 1 cieusement la mémoire, sainte Jeanne à 
4 "Edmonton, il fut le la , « 
vant Mer Hubert, évêque de Québec. richesse du sol et s'établit sur une [Le ji"Pétieuse princesse d'Epiney, TH£ WORLD'S 
| 6 Vous êtes at ferme de 160 acres. Auïi “hui l'humble vendeuse Gabrielle Petit, l'a- 1. 
A4 pauvres, lui en subs- a jourd il { 
«| ténes, laissesnous donc vous organti- De ne Je 0 on E on ristocrate Louise de Bettignies. GREATEST MEALER — 
- “ | venu indépen t ort , 
| pér tout un système scolaire, depuis | craindre, contre les biens des Sulpi- l'a Das empéché de décrocher cette |à cette riche contrée agricole + A vrai dire, cette dernière n'est pas 
[ dur Fr motlongialé sien H|ciens, un coup de force aussi funeste année, à l'exposition internationale | Rivière à la Paix où des millions |ne fille du terroir, mais cependant | ai 
celui qui venait de de Chicago, ier prix |d'acres de nne terre attendent elle est de descendance et même} Le 20 février 1920, à travers les ‘ 
« ge + Laggyrosl grenade Ve pet _— js ne Docs blé et l'avoine. Les : mêm 2 Ve pre Lu la char _. colon. ñ tou ne. _. rues de Cologne, placé sur l'affût Pa Uñe inondation à Longueuil 
mier exposant décrocher F ham n 1 
sous lui dispenserons. ment un séminaire situé en pleidé| championnats du monde à la fois. par Trelle £ Chicago et Je mère au ÿ Antoîhe “Redier, dans son livre qui|©2n0n français, couvert de fleurs an-| Montréal — A la suite de la tempé- 
Mar Hubert écoutait attentivement | campagne, presque sous les bois, éveil- Le rentre paeET lt re : me qui sevient au Canada depuis 16 |est un chef-d'oeuvre, “La Guerrè des |£laises. le cercueil de la glorieuse et|,,iure très douce de ces jours der- 
ces propos. — Et quel sera le earac- Sera moins les susceptibilités angiai PR in prique vie net 7 rpaissee Moss à ti al Femmes”, omet ce déiail, trop précieux stages enfant, croix de guerre, Légion | ;jers, la glace s'est déplacée sur le 
.- tête. de l'éducation que l'on donners |ses. 11 pourrait compléter l'oeuvre des phrase étudis à Edmonton et |était du Marquis Il provenait d'un [Cependant pour ne pas être mis en[ d'honneur, passait devant 14 troupes | fense et barrage s'est formé; 
! sus enfants de notre peuple? deman- | deux séminaires, et, qui sait? suppléer,| fut reçu ingénieur civil à l'Université | champ de 58 acres «ls rapporté en vive lumiére. présentant les armes. l'eau a commencé de monter de plu- 


4 


î 


émèque de Québec joignit à cette 


&i vous voulez savoir, Messieurs, 
comment il se fait que des Canadiens 
de l'Ouest peuvent venir en 
l'an ée grâce 1926 dans la province 
de Québec nous attester qu'ils “tien- 


au besoin, celui de Montréal, dont 
l'existence restait menacée. Voilà 
comment l'école latine devint, en 1803, 
le séminaire de Nicolet. 

Nicolet et l'évangélisation de l'Ouest 

Si je raconte cette histoire de famil- 
le, c'est que le séminaire de Nicolet 
a pour les Canadiens de l'Ouest une 
paternité spirituelle qui fait que vous 
êtes ici chez vos grands-parents. Tout 
à l'heure, quand vous avez quitté la 
cathédrale pour veni: nous honoer de 
votre visite, VOUS avez pu apercevoir 
au“hassage, face au pont, un édifice 
de hauteur modeste- Là se tinrent, 
jusqu'en 1831, les classes du séminaire 
de Nicolet. L'on peut encore distin- 
guer, à l'intérieur du premier étage, 
les murs épais de la’ construction pri- 
mitive, plus que centenaire LA sins- 
crivit, en 1803, un premier élève. 
Grand, solide, déjà Agé de 16 ans, issu 
d'une famille de douze enfants, qui 
ne semble pas près de s'êteindre chez 
Dous, il s'appelait Joseph-Noïbert Pro- 
vencher. 


es nn 


Pendant que nous prenions, dans no- 
tre province de Québec, le moyen dè 


bent” encore, et visiter les foyers de 
notre culture, qui “tient” aussi, je crois 


Hier vous étiez bien  - 
. Aujourd'hui vous êtes malade, vos membres sont en- 
S @ourdis, vous avez chaud ou vous avez froid, le sang vous 
ionte à la tête, peu après vous devenez pâle, vous vous 
‘sentez faiblir et le cœur se met à battre. En plus, votre 
digestion ne se fait pas et vous êtes nerveuse. Il n'y a que 
Mais, avez-vous essayé de prendre des 


PILULES ROUGES 


ne. 
En 1920 faisant de l’arpentage dans 
la région de Rivière à la Paix, au nord-* 


sorte dite Victory et rapporta en- 


viron 150 boisseaux à l’acre. 


Be pas sombrer dans le gouffre anglo- 
protestant, il se passait quelque chose 
d'émouvant sur vos bords lointains 
Depuis 1751 la voix du missionnaire 
s'était tue dans les plaines de l'Ouest. 
Seuls fidèles à leur foi. les trappeurs 
venus d'ici au cours du dix-huitième 
siècle, et leurs descendanis. les métis. 
gardaient au sein d'une vie assez peu 
édifiante, une certaine pratçue de la 
prière, et la pensée de Dieu Le les quit- 
tait pas quand ils s’endormaient dans 
la mort Mais une civilisation pure- 
ment mércantile continuait, de péné- 
trer dans les plaines, n'y apportant pas 
toujours que des leçons de morale. 
Des hommes intelligents, dont il 
convient de rappeler les noms. Miles 
MacDonald, ca‘holique écossais, et 
Lord Selkirk, avaient compris l'impos- 
sibilité de bâtir une colonie sans l'as 
sistance de Dieu A la faveur de la 
rivalité féroce qui divisait les deux 
Compagnies de la Baie d'Hudson et 
cellè du Nord-Ouest, l'anarchie mena- 
çait dé ruiner tout l'établissement, à 
commencer par celui de la Rivière- 
Rouge En 1816, le sang coula 
Des prêtres! 
. 1 y a quelque cdese de pathétique | 
dans l'appel que fit un jour entendre 
un humble trappeur né à Maskinongé 
Il s'appelait Jean-Baptiste Dagimodié 
re. Sa femme, Marie-Anne Gaäboury., 
était la première blanche à vitre dans 
l'Ouest. En 1808, elle avait donné | 
naissance au premier blanc baptisé | 
dans ces régions. Or l'histoire nous a 
rapporté les prières que cette femme 


son fardeau d'Svêque missionnaire La 
Providence en disposa autrement. Des 
infirmités précoces forcèrent l'abbé La- 
flèche à rentrer ici, où nous l'avons eu 
comme professeur et supérieur. Qui 
sait si nous n'avions pas davantage 
besoin de sa grande voix dans la pro- 
vince de Québec? Le temps était venu 
où de nouveaux dangers appelaient des 
chefs providentiellement doués. Nul 
ne conteste à Mgr Lafièche, évêque des 
Trois-Rivières, les hautes qualités d'un 
homme supérieur. Le peuple de notre 
province lui a rendu cet lémmage au 
cours de l’année 
L'abbé Pierre Gravel 

A partir de 1845, les Chlats sont à 
l'oeuvre chez vous, et si brillamment, 
que la présence des missionnaires sé- 
culiers dans ces postes héroïques de- 
vient moins nécessaire. Toutefois, les 
Nicolétains n'ont jamais perdu de vue 
le chemin qui conduit chez vous. Un 
siècle après la fôndation de la pre- 
mière église, celle de Saint-Boniface. 
vous avez connu l'énergie et le talent 
déployés par l'abbé Pierre Gravel et 
ses frères dans la fondation et le dé- 
veloppement de Gravelbourg. Nous sa- 
vons que cet entreprenant missionnai- 
re-colonisateur, rivalisant avec un au- 
tre Nicolétain, le R P. Blais, OMI, 
après avoir remué ciel et terre pour 
assurer dans la colonie de Gravelbourg 
la fondation d'un collège classique, 
nouvelle forteresse placée au coeur du 
nouveau pays, ne révait rien de moins 
que l'érection d'uge université fran- 
çaise, destinée à vous servir de rem- 


C'est à Enghien qu'il faut placer le 
berceau ancestral de la jeune et héroi- 
que Française dont les Allemands sen- 
tirent la lourde, la mystérieuse, l’infa- 
tigable puissance. 


A ce titre, on peut dire que Louiæ 
de Bettignies est “nôtre”. 

Elle est “nôtre” encore, car c'est 
j aux portes de Tournai, à deux pas de 
| l'auberge du “Canon d'or’, au faubourg 
de Maire, que l'héroïne fut arrêtée le 
‘20 octobre 1915. 

+ 

Sa vie, on la connaît. | 

Redier l'a écrite admirablement. Si 
admirable que fut lé livre, il n'obtint 
pas le prix “Fémina” que des femmes 
pourtant devaient décerner. Lucie De- 
larue-Mardrus, dont la plume d'or 
écrit tant de choses viles, fut seule à 
soutenir, mais en yain, l'oeuvre du bel 
écrivain racontant l’histoire merveil- 
leuse d'une admirable Francaise. Si- 
gne des temps. . 

Donc Louise est À Lille quand les 
Allemands y entrent. Pleine d'horreur 
et de dégoût, elle fuit en Angieterre, 
où bientôt, jeune, alerte et Jolie, intel- 
ligente, fort gaie, très pieuse, parlant 
couramment l'angtäis, l'italien, l’alle- 

; mand, elle impressionne fortement les 
officiers alliés. 

Elle a tout ce qu'il faut pour faire 
de l'espionnage O2 lui offre l’enrôle- 
ment. Elle consulte sa mère, le Père 
Boulangé, son directeur, et finalement 
elle accepte. ‘ 

Désormais, elle s’appellera Dubois. 
Avec une petite employée — autre 
âme d'acier — Léonie Van Houtte, 
“alias” Charlotte, elle commence une 
vie effarante, effrayante d'activité et 
de dangers. | 

Quarante fois, elle passe la frontière. 


. +. s 
Les Prisonniers Politiques de Tour- 
nai, pas bien riches, ont scellé dans 
le mur de l'auberge où on arréta la 
jeune patriote, une plaque de marbre, 
assez hant pour faire lever la tête des 
filles de chez nous. 


Et détail émouvant, c’est la vieille 
maman de Louise de Bettignies qui, le 
7 novembre prochain, devant les Tour- 
naisiens — ils seront là! — découvrira 
le pieux mémorial. 


Vous joindrez vos mains pour prier, 
Madame, et sur vos yeux qui ont tant 
pleuré, vous abaisserez les paupières, 
comme un rideau, pour ne pas voir 
l'Allemagne assise dans un fauteuil à 
Genève, l'Allemagne qui nous prête de 
l'argent pour stabiliser le franc, l'A 
lemagne qui déchire à coups d'éperons 
le traité de la. victoire, l'Allemagne 
qui a rendu aux Hohenzollern leur for- 
tune, sa maison au Kronprinz, et qui 
rendra demain sa couronne d'empereur 
au Seigneur de la guerre. 

Ah' oui, fermez les yeux pour ne 
pas voir cela, tout cela et le reste... 

Fermez les yeux, mais regardez en 
dedans de vous, dans le reliquaire vi- 
vant qu'est un coeur de mère, l’image 
émouvante de votre chère petite dont 
la France a magnifié la bravoure en 
disant d'elle: “Cette jeune fille a dé- 
ployé un héroisme rarement surpas- 
sé...” 


Devant vous, mère héroïque et dou- 
loureuse, nous nous inclinons, nous les 
Belges, tristes vainqueurs d'un combat 
formidable où nous avons tout perdu, 
fors l'honneur, nous nous inclinons 
avec respect, avec reconnaissance, 
avec foi quand même, car le sacrifice 
de votre enfant nous rappelle qu'au 
dessus des trahisons, des lAchetés et 


sieurs pieds en face de Longueuil vers 
1u heures 30, jeudi soir. Le mouve- 
ment des glaces s'est arrêté vers 11 
heures 30, mais déjà l'eau avait en- 
vahi les quelques rues de Longueuil et 
200 caves étaient inondées, 

Les eaux ont éteint les fournaises 
et les gens ont ét6 obligés de se retirer 
aux étages supérieurs de leurs de- 
meures, pendant que les policiers et 
les pompiers se promènent en cha- 
loupe dans la rue pour essayer de res- 
caper les animaux domestiques. A la 
Longue-Pointe, les pompes à incendie 
sont sous vapeur, prêtes à rendre ser 
vice, si nécessaire. Plus loin, en ga- 
gmant Pointe-aux-Trembles, l'eau ‘a 
monté de plusieurs pieds, mais aucun 
dommage n'est rapporté. 


D t-2———— 


WASHINGTON — Une nouvelle ré- 
volution mexicaine, dirigée par l'ancien 
président de la Huerta, serait immi 
nenñte. ‘ 


Dons "À 
KIDNEY / 


adressait au ciel pour la venue du ni ee SES de sa Ses renseignements sur les trains, les | des saletés, il importe de jever et de Pre dans 
dd ‘ ° C missionnaire en son nouveau pays. Un|'°" "Alériaïste, plus am Sens convois, les postes d'artillerie, les dé-| porter très haut son âme pour n'avoir |reln: rhumatisme, maladie de Bright, 
Cest pourtant le qu vdus con vient parce qu'il jour que Lagimôdière avait rendu à | % anglaise, qui constitue peut-être vo- pôts de munitions, les champs d'avia-| rjen à redouter ni de la vie, ni de la | fiabètes, mal de dos. Vendues & 


“‘gira sur votre sang. le puriñera et stimulera toutes les fonc- 


tre plus grave danger. 


Lord Selkirk un service héroïque, le" PE tion sont d’une rapidité et d'une pré-| mort. sous la ose À Par tons les Lord 
à i i chef de la colonie lui demanda quell e lelle pensée, dont nous avons |; in qui déconcertent les états-ma- : sens vu par la poste sur réception de ‘ 
tions de votre organisme. Prenez des Pilules Rouges comme Ce ane li demande qualle| Lens mêmes à confdence, dé _— a FIDELIS. | rix par The Dodds Medicine Co. Lt. 


Ya fait Mme Ovide Laliberté. Elle leur attribue la santé 
doët elle joui 
‘Le retour de l’âge s’annonça chez moi 
par une diminution de mes forces ei tou- 
tes sortes de malaises. J'ai même dù me 
mettre au lit pour un certain temps. Pen- 
dant tout un hiver je n’ai pu me nourrir 
que d’un peu de lait tant j'avais l’esto- 
mac malade. A ce régime ma constitu- 
tion s’affaiblit considérablement et je de- 
vins excessivement nerveuse. Deux mé- 
“decins que j'avais consultés avaient dé- 
claré qu'il était inutile de me traiter. 
J'ai alors écrit au médecin de la Compa- 
gnie Chimique Franco-Américaine pour 
savoir si c'était aussi son opinion Il 
n'eut que des encouragements à m'adresser et m’engages à prendre 
eans retard des Pilulès Rouges, remède qui a rapidement relevé mes 
forces. - Bientôt j'ai pumanger un peu; les forces me sont revenues et 
je me suis bien rétablie Sans les Pilules Rouges je crois que je serais 
enéore trsînante’’. Mme Ovide Laliberté, Windsor Mills, P.Q.. 


Les Pilules Rouges sont recommandées dans les cas de : 


Mme Ovide Laliberté 


CONSULTATIONS GRATUITES aux femmes, par litres ou à 
nos bureaux, 1570, rue Saint-Denis. Notre médecin est à votre dispontion 
sous les jours, di 9 heures du matin à 8 heures du soir (excepté les dimanches 
at fus rdigreuses satisfaites des conseils qu'il eos donnera 

4 de pous soigner à meilleur marché. 
pupar La poste, 50 sous la hoîte. 


0 


Des prêtres. donnez-nous des pré 
tres, répondit l'umble Canadien 

Lord Selkirk, auprès de Mgr Plesmis. 
se fit l'interprète de ce cri du coeur 
que le brave trappeur avait dû enten- 
dre tant de fois dans sa maison. N'y 
at-il pas dans ce détail d'histoire aées-| 
que chose de symbolique’, N'est-ce 
pas ainsi que les nôtres opt compris 
les conditions de la vie partout où la 
Providence a conduit leurs groupe- 
ments? Ils n'ont pas cru pouvoir ci 
menter les pierres de leur foyer sans 
l'influence surnaturelle du sacerdoce. 
Et cet état d'âme, commun, Dièu mer 
ci! à l'immense majorité de nos Cana 
diens français, apporte une deuxième 
explication au phénomène de votre 
survivance et de la nôtre. 


Premiers missionnaire venus de 
Nicotet 

Je n'ai pas à entrer dans le récit de 
votre histoire, plus belle que la lé- 
gende. 
queiqués noms qui vous prouvent com- 
bien vous êtes ici dans une maison qui 
est aussi paternelle qu'à nous mêmes 
Les deux premiers missionnaires rési 
dents à la Rivière Rouge s'appellent 


les noms de MM Mayrand et Belcourt? 
Les historiens même protestants, de 
l'Ouest consacrent à ce dernier de 
longs éloges sans réserve Ce n'est 
pas à vous non plus qu'il faut rappeler 
le nom de l'abbé Louis François Hi 
cher Lafièche Quand Mgr Provencher | 


| sentit peser les années sur ses épas- 


|' # pensa partager avec ce éeruier 


Mais il faut bien vous : 


sait les forces humaines d'une généra- 
tion Mais, dans sa hardiesse, elle 
nous rappelait la subiime confiance en 
la Providence avec laquelle Mgr Hu- 
bert rejetait jadis les ävances de la 
culture protestante Québec dut atten- 
dre soixante ans, depuis la décision de 
tet évèque du dix-huitième siècle jus- 
qu'à la fondation de l'Université Laval 
Mais, du moins, pour maintenir le 
flambeau, nous avions nos collèges 
Messieurs, 7ous avez désormais les vô- 
tres. Quelque chose nous dit que le 
jour n'est pas loin où vos collèges se 
ligueront, affiliés à une université 
française L'Université française de 
l'Ouest canadien Le jour-là, le fonda- 
teur de votre collège de Saint-Bonifa- 
ce, Mgr Provencher, tressaillera d'une 
joie paiernelle dans le paradis qu'il a 
si vivoureusement gagné, et nous, vos 
frères de Nicolet, avec tout le Canada 
français, nous applaudirons à la triom 
Dhaute et définitive affirmation de vo- 
tre survivance 
EE 
Pas de remède semblable 
pour l'asthme Le remède 


pour l'asthme, du Dr J.-D. Kel-|. 


logg est tout à fait différent des 


gement jusqu'à ce qu'il ait été 
connu d’un océan à l’autre pour 
sa valeur inappréciable. Kel- 
logg, le premier et le meilleur 
des remèdes pour l'asthme, 
jouit d'une réputation qui re- 
pose dans les coeurs des mil- 
liers qui en ont connu les bien- 
faits. : 


+ 


Chaque soir, quand tout repose dans 
l'obscurité, à tel ou tel point stratégi- 
que, à telle ou telle ligne de chemin 
de fer, une joviale marchande de fro- 
mages, une couturière aecorte, une 
grave infirmière, un professeur attar- 
dé passe comme par hasard. Et avec 
une intelligence et une audace inouies, 
le rapport précieux est transmis aux 
alliés. 

En ouze heures, elle fit bombarder 
et sauter un nouveau dépôt de muni 
tions installé par les Boches, à proxi- 
mité de Tourcoing. | * 

Et je reste à l'avenant. 

2 . L1 

Uz jour elle fut prise. Cela devait 
arriver. 

Elle fut jugée au cours d'un audience 
qui dura huit heures On ne pouvait 
pas ne pas la condamner à mort. Von 
Biasing, impressionné, commua la pei 
De capitale en celle de détention “per- 
pétuelle”… 

“Perpétuelle!” s'écria Louise en 
riant Cela veut dire, jusqu'à la vic- 
toire de la France 

Les Prussiens la tuèrent avant 

Elle avait échappé aux douze balles 
du peloton Malade à Siegbourg, pen- 


1915, au moment où Mangin et notre 
Roi se ruaient pour &e suprême assaut, 
Louise de Bettignies allait retrouver 
au ciel Gabrielle Petit qui avait été 
conéampée corne elle et avec elle. 

Le même platard rouge, le sinistre 
“Bekauatmakung” apprenait aux Bru- 
xellois le 4 avril 1916 l'exécution et la 
commutation … 


(Le XXe Siècle, de Bruxelles) 


‘a 


Un bon-nombre d'amis ont répondu à notre appel récent et 
se sont rhis à travailler pourjla Liberté, à leurs heures de loisir. 
Plusieurs veulent bien nous dire qu'ils trouvent la tâché fort ugréa- 
ble. Et nous les croyons sans peine, puisqu'ils font ainsi d'une pierre 
deux coups. Tout en propageant le bon journal dans leur voisinage, 
ils ont la satisfaction de se créer un petit revenu supplémentaire 


très appréciable. 


1 


Pourquoi ne les imiteriez-vous pas? 
Plasieurs districts encore sont sans agent et la position est 
disponible pour le premier qui en fera la demande, 


Envoyeznous aujourd'hui le bulletin ci-dessous dûment rempli 
et vous recevrez immédiatement toutes les informations désirées. 


_LA “LIBERTE”, 


Migraine Insomnie Joseph-Norbert Provencher et Sévère} autres remèdes du même nom. |éant l’horrible hiver de 1917-1918, elle « inni 
1 = , L ‘ À - Derm >g, Man. 
Palpitations de coeur Irrégularités Dumoulis, tôus deux anciené élères de | Sans cela il n'aurait pas conti-|2'échappa pas au scalpel “hostile” des 619, ave. McDermot, Winnipeg, Man 
\ âge |“ieokt Qui s D $ sa grande ocüv El Kaiser | 
Maux de reins Troubles du retour d e vous ne se rappelle! nué sa grande oeuvre de souln-|Chirergiens du re se Votre proposition m'intéresse. Veuillez m'envoyer tous les 


mbgnt at RTE 
‘ 


AAA 2 ren din 


DL éme me 


da 5 fem abelT - « 


Labbe © 5 Av 772 LETOMR POP LPO OR MN ARC ETAT TE 
LAS LES 7721] LS dE sb TAN 


EN 4 cherchant de 7 
« Le Jemeph che n è 
doit n alors apte, 


tablier, 
5.5 fouille longtemps un {as de } 
% 3 se ge on gi RS 
Ïl en choisit deux parmi les plus blanches 
A + fra gnpt longtemps ayec 
| fendre voix de la Vierge Mère 
Lui dit: “Mon Jésus, que faites-vous donc ?- 
Sans doute un aval” pour votre vieux père?” 
Le petit Jésus lui répondit: “Non”. 


resplendissante entra 
usement et dit, en mon- cata ent 
” [ Saskatthéwan, et ceux 


Le on den. a-perdns..et qu'on, reviant. #6 
mettre dans le csite où ils évoluèrent, 
ler une foule de mots inconnus, de se voñs être toujours sénti ipcon-|, 
nourrir d'idées vagues et de sa contpn- sciemment un peu étranger dans toùs 
ter d'à pots près, s'instruira très dpu- endroits.où ils n'ont pas été connus, 
cement. ee c'est l'une.des: plus belles choses de t# 
Enfin, la lecture met un lien d'unekvie que d'arriver un jour, soit dans 
fores èt d'une douceur étranges entrebleur chaise préférée, qui dure encore, 
[les personnes qui lisent le même livre, 


Un 
vertu ef de. bonté a bien 


soit à leur place. à l'église, 'accro- les ha CR si ed 
à Ne croyezvous pas que nous allons que cat quote A pe- ne se norim reine : Maintenant je érois que tu par 
: hs St: # t-être. la sans pai dans n er ma à 
.. morceaux de bois 4 à ml gaie à rabote, Le. A mn sf press en quête de la part à l'exécution Le men epinion papes "ke 2“: $ : 


prendre? A l'heure actuelle, les pa- 
ronts ont souven! le sentiment doulou- 
Mireux de se trouver en dehors de la 
vie de leurs enfants qui sortent seuls, 


Prenant un marteau lourd pour sa menote, 
Il chercha des clous pour les réunir. | 
C'était pour son une rude tâche; 
11 avait eing ans depuis quatre mois. 
Pourtant il cognait, cognait sans relâche, 


et vous fut transmise après. qu'ils. fu- 
rent partis, puis de dire au fond de 
l'âme en’ prenant place: “C'est moi, 
père, je suis rovenu encore une fois...” 


, Lpromesse, car je suis véritable- 
Car c'était le soir des Rois, [PEnenee Cie Je EE nelle soit 
e. 


Tout le monde s’inclina; c’é- 


nous l'avons dit, et les 
avaient leur part du gâteau de 


— 


souhaitons à le Survivanes française, 


Tapant bien souvent sur ses petits doigts. 
Et.la Vierge dit, pleine de tendresse: 

“Mais, mon cher trésor, que faites-vous donc? 

Sans doute un joujou pour quelqué: pauvresse ?” 

Le petit Jésus lui répondit: “Non”. 

0 ERAERENE 
Enfin, l'Apprenti céleste s'arrête, 
Et laissant tomber ses bras accablés;: 

— Le soleil d'avril tombant sur sa tête, 
TFransmuaft en or ses cheveux bouclés; — 

Las, fl s’étendit, ar faire-son somme, 

Sur l’objet de bois si mystérieux. . 

Et le Fils de Dieu, comme un petit-homme, 

Au bout d’un instant ferma ses beaux yeux. ;. 
Et lorsque Marie, avec grand mystère, 

Vint pour lui parler encore une fois, 

Parmi les copeaux qui jonchaient la terre, 

Le petit Jésus dormait sur sa croix! 


Théodore BOTREL. 


rents assainit tout. Certains mots qui 
donnent la fièvre, quand on 125 lift tout 
bas, reprennent une pureté simple et 
naturelle quand ils retentissent dans 
le cercle familial. 


LA LECTURE 
EN FAMILLE 


Lire en famille? C'était une coutu- | Le jivre qu'on n'oserait laisser entre 
me antique dont nous ne voulons plus |jes mains de l'enfant, çombien il est 


& présent Chacun son livre! Livraä facile de le ljre devant lui, en atté- 

Parcouru silencieusement, rapidement, | nuant, en abrégeant le texte un peu 

R présent. Chacun sou livre! Livre |tropSlourd! La nourriture spirituelle 

de mots, en disant d'un ton dégagé: | arrive aimsi, merveilleusement dosée, 

“Pas mal ce bouquin-à !" appropriée à l'esprit qui s'ouvre pour 
Vous n'en saurez pas davantage, | la recevoir. 


vous, la mère. Et puis, vous savez comme on lit 


mal quand on est petit... et même un 
peu plus tard! On veut connaître tout 
de suite la fin du livre. Comment y 
arriver? En Msant aussi vite que pos- 


Votre enfant vient de passer quel- 
ques heures dans un téte-à-tête redou- 
table avec le livre. 11 était là, les 
poings dans les cheveux, comme pour 


former un rempart autour de son tré- | sible. On saute jea pages les plus ex- 
sor, et les idées plus ou moins justes, | quises pour ‘‘savoir”, savoir ce qui ar- 
les impressions plus où :noins pures, | rive. Naturellement, c'est une lecture 


venaient toucher ce jeune coeur fré- | 
missant. L'enfant ne sera plus le mé- 
me, oprès avoir éconté la chanson du 
livre, mais il ne voudra pas.ou ne saura 
pas vous dire quel était l'air de la 
chanson. Peut-être se laisserat-il gut- 
der, tout au long de sa vie, par cette 
‘Chañhson entendue à l'heure où tout ré- | nons le plan qu'il a établi; nous goû- 
sonne dans l'âme trop sensible. Et | tons la finesse de ses analyses. Nous 
vous chercherez quelle fut la cause de | marchons près de Jui, à pes Jents, re- 
telle évolution car vous ne savez point gardant comme fl le fit les beaux 
que votre eafant changea depuis le soir | paysages tranquilles que le lecteur 
où, tout près de vous. sous la lampe, i:.| pressé traverse en courant. 
laissait le rêve l'emporter, si loin Ce n'est pas tout. Le lecteur pressé 
Ne croyes-vous pas que les etfets de|lit toutes sortes de choses sans les 
la lecture seraient bien différents si le! comprendre. Vat-on s'enauyer à con- 
père et la mère $e mettaient entre l’en- | suiter le dictionnaire ou la curte géo- 
fant et le livre? La présence des pa-| graphique? Jamais de la vie! ‘Je ne 


sans joie et sans profit! Mais quand 
on écoute, la lenteur forcée du débit 
permet de savourer chaque parole. Le 
ton du lecteur, s’il connaît son métier, 
doane au récit une vie chaude et,com- 
municative. Le décor rêvé par l'au- 
teur surgit à nos yeux; 


PATRON(DE BRODERIE 


nn 


Yyméren 4120-4100 bin, 4121-4103 bis — Tabicrs. de fantaisie 


Vattons at harum, *5 sous: peTro rie 0 sous, du fer chaud, 10 sous. 
75 sous. 

L'ubienk. mb ele de Luis ui, lab vv vu, 

Caralogue énstat de broderte. ‘#5 éoÿs. (lalalogue de musique gratuit. 
REVUE MEN pus DS BRODBRIE ET MUSIQUE, annonçant des patrons 
2. fer chaud. Y5 sous chrahigeenssead Par, 4n 

Dour mt e 


ser eat Le da d'adresser toutes les peines au Département des Pairons 
619, «vente Mebermet, Winnipeg. 


LS 


nous compre-: 


Jet de ressentir. 


travaillent et s'amusent sans que les} 11 faut espérer que le ciel pardonne Dans ‘la PET Pre  d'OL- tait le roi, c'était Alfred-le. |un noureux ét énestiant voage |. 
parents soient présents. Enfin! Vaici|a <es distractions plutôt consenties, Grand, Là 
| une oceupation commune qui amènera| pandant que se déroule l'office divin. pd le laboureur, Edvitha, sa Edvitha dévint reine et fut 


| des émotions toutes pareilles, qui nous. 
pérmettra de savoir ce que pensent 
les grands © llégiens et jeurs cachot- 


tières petitss soeurs. Nous retrouvons 
l'âme de nos enfants, 

Nous la retrouvons. Ne serait-ce 
Das l'oc:asion de prendre une influen- 
te décisive sur cette âme indépendan- 
te? Les enfants nous écoutent, c'est 
par nous que leur arrive la révélation 
de la beauté; qu’allons-nous faire pour 
rendre féconde cette heure d'intimité 
délicieuse? M. l'ab Brémond nous 
l'explique. 

“Penser tout haut devant l'enfant 
écrit-il, l'admettre comme un frère plus 
Jeune dans l'intimité dé notre vie, l'a- 
mener à laisser parler son âme. Le 
mettre avec tout l'abandon possible 
dans la confidence de nos admirations, 


faire passer dans notre voix quelque 


chose de notre âme quand nous lisons, 


réchauffer les vieux textes morts de 


l'ardeur de notre enthousiasme.” 

Et il résume cette méthode en un 
mot bien profond: “Soyons des pro- 
fessenrs d'admiration.” C'’est'le plus 
sûr moyen, dit-il, de donner à un en- 
fant le goût des belles choses. 

N'essayeérons-nous point 
rapprocher ainsi de ces chères petites 
âmes qui, trop souvént, nous échap- 
bent? Toutes les fois que nous le 
pourronë, lisons avec nos enfants. Au 
lieu que èhacun lise “son” livre, tout 
bas, lisons tout haut “notre” beau li- 
vre. Faisons si bien sentir qu'il sst 
beau, que l'enfant rêve de goûter une 
seconde Yois au chef-d'oeuvre. 

“T1 faut être seul, disait Lacordaire, 
pour lire une page qu'on aime.” Sans 
doute, mais les jeunes ne savent pas 
toujours découvrir la page digne d'a- 
mour. 

Silence émouvant : 
l'autewr. - Mais non: il y a encore le 
père où ja mère, celui qui, le premier, 
a: tiré le voile et a convié l'enfant à 
venir contempler ce qu'est un chef 
d'oeuvre. 


Berthe BERNAGE. 
{a Maison) 


LE TEMPS 
DES “FETES” 


Un aspect des deux semaines des 
Fêtes qu'on ne saurait oublier, c'est 
qu'en sus d'une époque de réunion de 
famille, c'est aussi une époque de di- 
manches. On se retrouve à l'église 
presque aussi souvent qu'autour du 
poële, et si l'on y regarde bien, c'est 
là peut-être qu'est atteint le fond des 
émotions du voyager au foyer. 

Que la vieille cloche sonue bien, le 
matin du Jour de l'An, dans l'air sec 
et blanc de soleil! Et qu'on se re- 
trouve chez soi dans l'église, où pres- 
que tous les bancs appartiennent en- 
core à la même famille qu'autrefois! 
D'avance, l'on sait quels chefs de dy- 
nastie seront en avant, en arrière et 
à droite, et qu'à gauche, en se retour- 
nant un peu, on rencontrera le regard 
de tel citoyen un peu vieilli, de tel 
ami dont le regard vous cherche, de 
telle brave femme qui vous a à moitié 
levé, lorsque vous alltez jouer chez 
elle, avec. son petit garçon de votre 
âge. Et pour que la fête sait com- 
plète, vous pouvez, cette année, 7, 
au choeur, à peine vieillis et toujours! 
aimés de la paroisse, deux des anciens 
curés qui om passé nt À qui l’âge ou 
la santé ne permettent pas de conti- 
nuer le ministère actif. 

Le psychologue qui réussirait à ana- 
lyser le sentiment affectueux que l'on 
peut conserver à l'endroit de certains 
prêtres, celui-là serait émerveillé de 
ce qu'il lui aurait été donné de voir 
Mais rien n'en pa 
r:it extérieurement: x n'y a. que des 
yeux qui s'ouhl'cnt ce! des prièras qui 
s'écaang::. E. ces jeunes hommes 
qui firent un jour — ] ya longtemps 
— le voeu héroïque de n'avoir jamais | O 
à eux de petits enfants, voilà qu'au 
déclin de leur vie ils en ont en plus 
grand nombre, et d'aussi ldèlement at 


.| main pèlerinage. 


de nous: 


il y a l'enfant et | 


londe et douce enfant, allait 
et venait avec st grâce habi- 
tuelle, pour préparer le repas 
du soir. 

Le vieillard, ému de bonheur, 
la regardait en souriant et se 
disait à part lui: 

Quel trésor que ma petite 
Edvitha! 


Comment les éviter, alors que l'ambre 
méme . du passé plane au-dessus de 
l'éphémère assémblée des vivants? 
Pour les autres ausfl, les voisins qu'on 
ne peut oublier, dans le champ des 
morts, l’époque des Fêtes doit amener 
une “vie” pins profonde, c’est-à-dire une 
plus étroîfte communion avec nous, qui 


heureuse. Les chyogéquen. j 
tent que la mdisoh u 
changée en un témple où cha 


que année le roi et la reine fai- 
un pèlerinage pieux. 
Te 


mi 
LES 


ver 


passons comme une ombre vaine et| I] it pas ajouter, bien DE CONCOURS Le nombré des joueurs. n'est 
lo: RNA IOnR: ROC ns, a paix) Qui Fi ÿ songe Es ; pe limité: On tire au softce:" 
MARS DIR UC PERS pares ques eureux celui qui pourra RE ui qui va fournir un s cr $ 
nous entourent aînsi que l'on pense|]A Dosséder! La Survivance française jet le eondueteur dn” Jai 
tant à eux, dans ces lieux bénis où 


le était bien belle, la petite 

Edvitha, avec son gai sourire, 
ses joues roses, ses yeux bleus, 
avec la teinte de pa psg ro qui 
voilait RE son front de sei- 
ze ans. 

Nul ne pouvait la voir sans 
l’admirer et l’aimer. 

Olgard s'assit à table, déeou- 
ps pre et mit la part à 

1eu côté 


A ce moment, on heurta à la. 
porte, et un pauvre, les vête- 
ments couverts de neige, les 
membres roidis par le froid, en- 
tra péniblement, soutenu par 
Edvitha, qui avait été à sa rén- 
contre. 

Le maitre se leva et dit à 
l'étranger, en lui dési ant un 
siège au bout de la table: 

— Ami, prenez votre Dias: 
les pauvres sont les bienvenus| ce voyage se fera durant le temps 
dans ma demeure. .|des fêtes, époque traditionnelle des 

- Merci, maître; Die vous! séunions de famille, ct seule saison de 


‘e rende! murmura le visiteur | loisirs pour nos cuitivateurs de l'Ouest. 
avec émotion. 


adresse cette question: “Si vous 
n'étiez pas vous, que soukmile: 


siez-vous être?” 
tait pois: 


É: oueur Interrogé 
:: 4} voudrait être tel: 


, tel animal 0: tel- 


Le pars du. D 
prend note et s’ au du jenen 2, 


que joueur dit: “Que: faites-: 
vous de tel ae N EL ,de- tel. 
animal et de te} 
joueur Jüi fait, à Sols 
réponses qui sont écrites L pet le: 
conducteur. «# va 
Lorsque \celui-ci a interro 
tous les joueurs, on rappe 
l’exilé et on lui dit ce que-chas: 
ue joueur (sans désigner ces: 
<h a répondu, L’exilé doit 
cviner juste, c'est-à-dire ‘@ftri- 
buer trois répouses à ceux au 
les ont faites. Alors il'est 4 
vré et un autre joueur, liré-au 
sôrt, prend sa place. : 


RE 


Chère amie, 

Tu dois sans doute avoir entendu 
parier du voyage de la Survivance 
française, et en vraie Canadienne fran- 
çaise, je suis certaine :à l'avance que 
tu désirerais faire ce voyage. Pour 
moi c'est un véritable sacrifice de ne 
pouvoir aecomnagner tous les heureux 
excursionnistes de Ia Survivance, ‘car 
Je sais qu'une noble ambition les ani- 
me ot je scrais si fière de prouver par 
ma présence que je comprends toute 
l'importance de ce geste magnifique. 
Malheureusemont, mes moyens ne sont 
pas en harmonie avec mes, dédirs. 

Toutefois, i} ne m'est. pas défendu 
d'accompagner ces braves patriotes 
par le coeur. Je lc ferai tous les jours, 
et mieux que cela, une ardente prière, 
s'étèvera chaque jour bien fervente 
pour le pioin succès de cette noble 
entreprise. 


s'est déroulé avant le nôtre leur hu- 


Ernest RO eu 


(CONSEILS UTILES 


Pour nettoyer les doigts de gants 

Après avoir porté vos gants une 
fois, retournez-en les doigts, et collez 
au bout des petits morceaux de taffetas 
anglais. Cela ermpêchera le. tissu de 
s'user et les gants dureront plus long- 
temps. 

Pour sortir un bouchon 

Pour faire sortir un bouchon d'une 
bouteille, introduisez-y une corde an 
bout de Iaquelle vous ævez fait un 
noeud. Retournez pour faire arriver 
le bouchon près du goulot, tirez en- 
suite la corde dont le noeud entraînera 
le bouchon. 


4 L 


va 


L'EVANGILE 


Le but principal du voyage est de ct “Respect aux vieillards - - 
Il prit sa état gâteau et|menter lee bonnes relations actuelles 
| - mangea avec appétit entre lcs groupes français, faire con- êtes y L 
Deuxième dimanche après | Oigard, Edvitha et les servi-| naître dans l'Est la fertilité de nos 500 jétmes: cn 


fants, vous êtes pleins de vie. 
Vous chantez, vous folâtrez 
comme l'oiseau qui vole prés de 
son nid. Lorsque vous 4 

dans vos jéux, vos 
semblent pis toucher ie te. 
Vous ne serez : 
si. Voyez ce 


teurs en firent autant de leur 
côté. 

Chacun se demandait qui se- 
rait roi ce soir-là. . 

Tout à coup, l'étranger trou- 
va la fève dans sa part et la 
montra en souriant à ses hôtes. 

— Vous êtes le roi, dit-on. 


l'Epiphanie 


| {S. Jean. II, 1-11) 

En ce temps-là, il se fit des noces à 
Cana eñ Galilée, et la mère de Jésus 
s'y trouva. Jésus fut aussi invité à 
ces noces avec ses disciples. Et, le 
vin étant venu à manquer, la mère 


terres de l'Ouest, et collaborer à la 
grande oeuvre de l'unité nationale; en 
d’autres termes, resserrer l'amitié fra- 
ternelie entre les groupes français de 
l'Est et de l'Ouest, : 
S'i y en a qui se demandent ce 
que deviennent les groupes français de 


l'Ouest, qu'ils viennent voir ce qu'est che pas lerit ap 
de Jésus lui dit: Is n'ont point de vin. —- Pauvre roi, dit Edvitha, je | deveny le groupe manitobaini, 11 a son bâton; il a été . 
Jésus ui répondit: Femme, qu'y a-t-il| Vous demande une part de vo-lenterré et enterrera encore ceux qui 


eux comme vous. 
tre royaume. jo 


\ 
avo! roi généreux! s’é- 
cria en riant Olgard. : 

— Vousserez ma reine, con- 
tinua le pauvre, en s’adressant 
à la jeune fille, je vous donne 
mon sceptre… je vous donne 
mon coeur... 

—— C'est bien; alors, mon roi, 
puisque je suis reine, je me dois 
à vos besoins. Vos vêtements 
sont en lambeaux, je veux les 
renouveler. Voici une fourru- 
re qui vous garantira du froid 
4 de la neige. Votre chaussu- 

e est usee;"en voilà une autre 
plus neuve. Efpuis, votre es- 
carcelle est sans doute assez lé- 

ère, je vous donne la mienne 
grand coeur. 

Le pauvre remereia avec des |. : ’ ; 
larmes de reconnaissance. Où Ne L > DORE 
gard gronda doucement ,sa fille | 
de tant de générosité, et l'em- 
ne or les deux joues. Elle 
éfait radicuse, la petite ik 
tha; il en est iéene Fe 
quand on se montre bienfai- 
sant. 

On passa ne soirée délicieu- 
se dans la vieille cabane du 
pays de Galles. 

— Le roi ‘boit! cria-t-on fou: 
tes les fois que l'étranger porta 
la coupe rustique à ses lèvres, 

Le matin, 1: pauvre avait dis. 
paru. 

D'étonnantes nouvelles cou- 
rurent bientôt dans la contrée. 
On disait que le roi Alfred, que 
les Danois avaient chassé de 
son trône, venait, avec-ses fidè- 
les soldats, de rencontrer l'en: 
vahisseur dans la forêt de Sel. 
wood et l'avait complétemenk 
défait Le roi Alfred, affir- 
mait-on, après avoir longt 
erré de chaumière en Ans 
> avait | “one dans le camp 

des Scandinaves, et là, sous un 
pete! de barde, 


0! 


de commun entre vous et moi? mon 
heure n'est pas encore venue. Sa 
mère dit à ceux qui servaient: Faites 
tout ce qu'il vous dira. Or il y avait 
là, pour les purifications des Juifs, six 
grands vases de pierre dont chacun te- 


naît deux ou trois mesures. Jésus dit 
aux serviteurs: Remplissez ces vases 
d'eau; et ïls les remplirent tusqu'au 
haut. Jésus ajouta: Puisez mainte- 


nrédisaient sa disparition. Cette poli. 
gnée est aujourd'hui forte de cent 
mille Canadiens qui sont bien chez 
eux et qui ont des droits indéniables. 

Les membres de la Survivance nel’ 
sont pas des touristes ou des gens de 
bureaux cn vacances; ce sont des cul- 
tivateurs, des travailleurs, des fils du 
soi qui vont encore ‘une fois prendre 
leur place autour de la table familiale, | à 


et montrer par leur présence qu'ils -}compre: 
partiennent à la grande famille fran. | vous cnrs 
grins, car bg 


nant, et portez-en au maître d'hôtel; et 
ils lui en portèrent. Dès que le mat- 
tre d'hôtel eut goûté cette eau changée 
en vin, ne sathant d’où venait ce vin, 
quoique les serviteurs qui avaient put- 
s6 l'eau le sussent bien, il appela l'6- 
poux, et lui dit: Tout le monde sert 
d'abord, le meflleur vin, et quand les 
convives ont beaucoup bu, on en sert 
de moïîns bon; mais vous, vous avez 
réservé le bon vin jusqu’à cette heure. 
Ce fut le premier des miracles de Jé- 
sus: il le fit à Cana en Galilée, et 
par là il fit éclater sa otre. et ses 
disciples crurent en tui 
= 20 2 — —— 


Calendrier de la semaine 


Jeudi 6 janvier — Epiphanie (d'obli- 
gation). 

Vendredi 7 — S. Lucien. 

Samedi 8 — S. Séverin. 

Dimanche 9 — Sainte Famille. 

Lundi 10 — S. Guillaume. 

Mardi 11 — S. Théodose. 

Mereredi 13 — 8. Arcade, 


çaise, aussi bien par le sang qui coule 
en leurs veines que par le coeur qui 


La farine Robin Hood 
fuite avec du blé dur choisi du 
printémps, est riche en, gluten 
et est un grand Constructeur de 
musèles, è 
Maman à prouvé, aussi, qu'élle 
est toujours d’une qualité supé- 
rieure, éxactemèent 


A <ogme l'at- 
teste la garantie: - 


Les Poudres à Vers de Mil- 
ler sont la médecine ur 
enfants qui souffrent des vérs. 
Elles ifient immédiatement 
les conditions de l'estomac qui 
font subsister les vers et les ex- 
palsent du système; en mêm 
|temps elles prodüisent un cffét 
|fouique sur tes organes diges- 
tifs, les restaurent à leur utile 

ration et assurent li nr: 

contre de nouveaux 

dres provenant de la ménte 


cause, à 


es 


s'était 


à Bon art ta besogne est sacrée! 


F 


f 


AS Hors 


FE 70 ke, 


RE rents de plus nn pas: 
votre profession. Vous devez être fiers 
EEE péree qu'elle est le plus noble 
LT g r genre de vie établi directement par 
or. a lui-même dèns le paradis terrestre. 
CDs aie dec le drok de marcher le 
front haut, car, comme Joseph en Egypte, vous 
‘êtes lès sauveurs du genre humain. 
2 Ecoutez ce que dit André Lamäñde: 


and ta faux se balance en la plaine dorée, 

e Juturs épis s'épandent de ta main 

L sous tes efforts le soc d'acier sillonne, 
Ly sh agriculteur, et que ton front rayonne: 
Fra fée vivre mqure humain!” 


54 


- Que Jésus, qui a passé sa vie à lx campagne 


2 il cit Sie di la Me ae ane prop rep op 
à de Drpers, U œ appelés Le premiers Le bonheur est dans la vertu!" 


ba le Petit Jésus, né au milieu des ani-. 


4 rte an ati plus rte” GA 
où Nianre Li d'OS qu'en li dote UT 


è L 

Qué Jésus MERE sol, nôn-pa 
avec des clous, des câbles, ni même avec de la 
“wine”, mais avec ce lien d'autant plus fort 
qu'il ne blesse personne, je veux dire l'amour 


du sol. ‘ Un Canadien français qui n'aime pas|. 
‘la terre est un monstre; car nous, comme autre- 


fois Le peuple de Dieu, nous sommes un peuple 


‘ d'agriculteurs: et la mission divine que nous 


avons à remplir sur notre chère terre du Ca- 


nada, nous ne la remplirons qu'en autant que. 


comme peuple. nous resterons _agriculteurs. 


"Pour nous, déserter, la tarre ce serait une folie 


‘et de plus une lâcheté. 
Gravez bien rofondémient en 

moire ces vers sublimes du poèle ami 

culteurs: 


otre. mé- 
derapri . 


Paysan, paysan, ta besogne est sacréel.. 
Si. parfois, elle est rude et souvent ipnordes 


et qui n'est allé à la ville que pour y enseigner 
doctrine et y mourir pour nous, détourne 
fs mr vous qui seraient tentés d'aban- 


la'terre et de courir après Je bonheur 


thimérique de la ville. Méditez bien ces paro- 


les du poëte Lamande, cet apôtre de la cam- 
| pagne: 


Has! lès cris lointains des somtres alé. 
ge iproir ou ions à leurs ivresses 


À ra jusigat à ton coeur pour en troubler . 


Qu'impoîfte, comprends-en la sublime. beauté; 
O paysan, 6 roi de l'univers immense, 
Changer ton pauvre sort serait une démence 
Et serait une lâcheté! 


Que Jésus, l'ami des petits, après avoir 
donné à vos enfants cet amour du sol, vous 


D aide à:les établir autour de vous, vous accorde 


brutalr: 
de vos jours”. 


la pair. 


ET VOGUE DU SKI AU CANADA 


“Des de personnes pratiquent ce sport dans 
ae chaque province 
A M. a tu due Bfortance extra- prix de patients efforts, mais pas n'est 


au Canada depuis quelques 
Cet agréable sport d'hiver a 
PRIOR JR Carvur de paie de toutes 
du pays et Î est en train 
de.à "Lun des plus populaires de 
no$ 'susements d'hiver. Aucun exer- 
cics de plein air n'est plus salutaire 
èt hé frocure autant de jouissance à 
celui qui s'y adonne, Lorsque la terre 
a réfêtu son moelleux manteau de nei- 
&s,:les pistes forestières, les lacs, les 
« tous impossibles à franchir 
À plôé en été, ne présentent plus le 
moinäre obstacle au skieur. Tout com- 
m4 ln raquette, le ski permet de chemi- 
per;commodément dans les régions in- 
qui, sas ce moyen de loco- 
rescraient inaccessibles du- 

De “eueipegres 
D'universalité du ski est peut-être sa 
principale caractéristique. Ce sport 
plait à tous, jeunes ou vieux, riches 
ouipauvres. Le nombre de skieurs de 
< tufñiahts ans ou plus est probablement 
grand que celui des autres moins 


je 


besoin d'être un virtuose du ski pour 
y goûter un plaisir intense, car malgré 
ses chutes répétées, le novice s'amuse 
autant que l'expert. 


Les conditions qui existent au Cana- 
da sont quelque peu différentes de cel- 
les qui règnert dans les Alpes suisses 
0°: françaises. Dans les Rocheuses ca- 
nadiennes, le relief du sol est à peu 
près le même que dans les massifs 
montagneux de l’Europe, mais c'est 
surtout dans les régions moyennement 
accidentées de l'Est canadien que 'e 
ski a acquis le plus de vogue. Cou- 
vert de neige. durant environ quatre 
mois, le vaste territoire onduleux qui 

s'étend au nord du Saint-Laurent et de 

l'Ottawa — particulièrement la zone 
Québec-Montréa!-Ottawa — offre des 
conditions idéales pour le ski Les 
skieurs de première force n'y ont cer- 
tes pas autant d'occasions de déployer 
leur adresse et leur audacp que dans 
les Alpes suisses ou françaises, dont 
les cimes sont de plusieurs milliers de 
pieds plus élevées que les hauts som- 
mets de nos Laurentides, mais en re- 
vancho les conditions y sont idéales 
pour les skieurs de force moyenne, qui 
Be sont pas tenus d'y faire un aussi 
long apprentissage, et ils s'amusent 
tout autant que leurs confrères d'Eu- 
rope. 


Bonne santé pour toute 


La dernière méthode en 


“médecine consiste à préve- / 


nir uñ mal sérieux eh s'oc- 
ue des petits malaises. 
{ donné que 90% des 
uses provien- 
ment de la éoristipation et 
de la torpeur du foie et des 


rognons, l'emploi des Pilu- 


$ Fiches sKidney-Liver Pills 


QT 


la famille 


“Je souffrais de cous- 
tipation depuis des an- 
nées. Enfin un ami me 
suggéra d'essayer les pi- 
lules du Dr Chase pour 
le foie et les rognons. 
3e le fis et je dois dire 
qu'elles m'ont plus sou- 
lagée que toutes les au- 
tres médecines que j'ai 
prises depuis dix ans.” 


les du Dr Chase pour le 
foie et les rognons afin de 
stimuler l’action de ces or- 
ganes est le plus efficace des 
préventifs. 

Maux de dos, maux de. 
tête, indigestion, constipa- 
tion, etc., disparaissent vite 

avec l'emploi de cette gran- 
de médecine régulatrice. 7 


on à la Dr A-W. Chase's 


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une longue et heureuse vieillesse, afin que vous 
puissiez jouir longtemps de leur bonheur et 
du vôtre, et vous donne “le paradis à la fin 


Ch.-N. DESLANDES, ptre. 


Il n'y a peut-être aucun endroit où 
le ski ait fait en peu de temps autant 
|d'adeptes que dans les villes d'Ottawa 
et de Montréal, où les fervents de ce 
sport se comptent par milliers. Otta- 
wa, en particulier, estdans une situa- 
tion fort avantageuse en cè que les 
terrains propres au ski commencent 
presque aux portes de la ville et peu- 
vent être atteints en une quinzaine de 
minutes par le tramway ou le chemin 
de fèr. La capitale possède l'un des 
plus forts — sinon le plus fort —- grou- 
pements de skieurs du monde, le Club 
de Skj d'Ottawa, qui compte aujour- 
d'hui plus de 1,600 membres, et il y 
existe en outre plusieurs autres clubs 
de moindre importance. On estime que 
7,000 ou 8,000 personnes de cette ville 
font du ski chaque hiver. 


De nombreuses pistes ont été tra- 
cées dans les collines boisées du dis- 
trict de ia Gatineau, sur la rive gau- 
che de l'Ottawa; plusieurs chalets ont 
été construits, et à chaque fin de se- 
maine, de l'aube au midi, des milliers 
de skieurs, mettant à profit tous les 
moyens de transport disponibles, auto- 
bus, tramways et chemin de fer, se 
rendent aux points où commencent ces 
pistes pour passer une journée au grand 
air et refaire provision de santé et de 
vigueur. Des millierg de personnes 
effectuent de cette façon, par monts 
et par vaux, des randonnées allant 
parfois jusqu'à vingt milles. 

Chacun étporte ses bre Ÿ 56 la 
journée dans un petit havr , et les 
skieurs font cuire eux-mêmes leurs ali- 
ments dans l'un des chalets édifiés à 
divers points de la région. De ces cha- 
lets dont quelques-uns sont à une alti- 
tude de 1,400 pieds, des pistes extrê- 
mement pittoresques, offrant une série 
de descentes ra] <onduisent les 
skieurs jusqu'a rtes de la ville. 
Le retour d'un des principaux chalets, 
situés à une disaine de milles, p 
s'effectuer avec facilité en deux ou 
trois heures. 


+ 
La région accidéatée du nord de 


Montréal se prête admirablement au. 


ski Certaines localités, telles que 
Shawbridge et Sainte-Agathe, possè- 
dent de bozs hôtels et chaque fin de 
semaine ainsi que chaque jour de fête, 
des trains spéciaux y transportent à 
prix réduit des centaines de skieurs 


[de la métropole. 


Des courses et des to'irnois de sauts 
en skis qui attirent des milliers de 
spectateurs, sont tenus par les divers 
clubs sous lès auspices de l’associati 
canadienne de ski. Les jeunes us 
du Canada n'ont pas été lents à afñr- 
mer leur valeur dans ce sport comme 
dans plusfeurs autres. En 1924 le 
championnat du Dominion pour la eour- 
se en skis a été remporté par un jeune 
skieur d'Ottawa, Edmund Condon, qui 
dut pour cela vaincre de forts skieurs 
norvégiens. En ce qui concerne les 
sauts, les distances accomplies au sau- 
toir de Rockljifre, à Ottawa, ainsi qu'à 
celui de !£ Côte des Neiges, à Mont- 
réal, sont également très satisfaisan- 
tes. 


record professionnel de 229 pieds éta- 
bli au méme endroit par Henry Hall, 
de Détroit (Michigan). Les autres re- 
cords établis à Revelstoke sont comme 
suit: Saut par des garçons de moins 
de 17 ans, 135 Dieds, G. Hooley, Revel- 
stoke, 1921; saut par des garçonnets 
de moins de 6 ans, 22 pieds, J. Farmi- 
10e, ‘Revelstoke, 1921; saut par des 
jeunes filles de moins de 17 ans, 84 


‘ . pieds, Isobet Coursier, Revelstoke, 1921. 


On peut affirmer qu’au Canada, par 
suite de la yogue sans cesse grandis- 
sante du ski, l'hiver n'est plus du tout 
envisagé comme il l'était autrefois. La 
venue de la saison froide est” mainte- 
nant attendue avec impatience. Grâce 
aux avantages qu'il procure au point 
de vue def sports de plein air — du 
ski en partiçu lier — 1 ‘hiver est aujour- 
d'hui considéré comme une saison 
émifèemment agréable, et les touristes 
étrangers viennent en nombre toujours 
plus grahd passer quelques jours, veire 
quelques semaines, dans les Laurenti- 
des ou les Rocheuses pour se livrer à 
ce sport si groëtable à tous égards. 


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3 Nord. 1:29. 1224643297 1.214 1.21} 
Avoine 2 CW.. sé -56} 56h SSH “. 554 \ 
3 CW.. 1987 ST UE END 6, © | 
Orge 3 CW:: Gt 64 649 637 “ 63; ‘| 
4 CW..... -608 60. 60 608  “ 60f | 
Lin 1 NW... 1.84} PTE 1.84} 1.832 “183, | 
2 CW.\. 1.80i 1. 1.80} ‘1.91 6‘ 1.79ÿ ‘| 
Seige 2 CW [91Z .91ÿ ‘92% 92) “ny | 
| Prix sur voie (track) | 
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Base Blé 1 Nord 1.31. 1.30 1.31 1. 304 dé 1.30} 
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Orge 3 CW. .63% .63? .64. te “ .634, 
Lin 1 NW....1.83 1.829 1.833 1.83) ‘  1.83l' 
Seige 2 CW. . ::902  .91} .NŸ  * 91 
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Blé Décembre... 1.31 1.304- 1.31 1.32} Oo“ + . | 
Mai... 1.344 1.338 1.340- 1:33 “+ 1331- | 
Juillet... 1.28 1,334 1.335 1,281. « 1,334 | 
Octobre SH Les 1.26 
Avoine Membre ; . 56? .56 | 56! 56 ss |: . : | 
:S84- 587 587 .s8i. ‘ .s84- 
_ Juiet STE ST .STŸ ST .57 
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Orge Décembre … 64! .64-  .64! .637 5 . d 
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1.84} 1.83} 1.84} 1.834 ‘ . 
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si rapidement que les mets que #s- 
. Yait avaler Gargantus, de pantagruéli- 
. tue mémoire. Qui donc a dit que le 


ligente, Ce prétexte, nos gens l'ont 
fait mentir, ne fut que rires, 
conversation pendant tout le 


.» féstin. C'est à une beure assez avan- 


eù 


cée de la nuit que chacun se retira, 
emportant le souvepir d'un soirée amu- 
. sante et agréable, et en plus la satis- 
faction d'avoir participé à une bonne 
oeuvre. 

Recettes: fonds commun, $661 90; 
Caroline Boucher, $22390, Gilberte 
Motut, $207.20. Total, $1,103.00) 

Ua cordial merci à tous. 

Quarante-Heures 


A cette occasion, M. le curé Louison, 
de Domremy, avait bien voulu venir 
' prêter son concours. 

Election municipale 

Le 13 décembre, M. J-A. Lavergne, 
le sympathique chef de gare de Hoey, 
était réélu maire, avec une majorité de 
19 voix, sur son concurrent, M. A. Bou- 
cher. Pour qui a suivi la lutte et qui 
connaît la popularité de M. Boucher, 
enfant du pays, M. Lavergne a certai- 
nement remporté là une bebe victoire. 
Jamais la municipalité de Saint-Louis 
n'avait encore vu une élection aussi 
mouvementée. Je doute que l'élection 
du maire Martin, à Montréal, le soit 
davantage. Le 5 décembre au soir, M. 
Lavergüe avait bien voulu nous faire 
l'honneur de venir tenir une assem- 
blée dans notre salle de Saint-Louis. 
‘Après pus ayoir exposé les actes de 
‘son administration, qui est, nous le 
savions: déjà d'aiHeurs, tout à son hon- 
neur, i] nous a dit, entre hutrès cho- 
.8e8, aux applaudissements de toute la 
salle, qu'il entendait être juste envers 
tout le monde et qu'il continuerait à 
travailler, non pas pour un coin au 
détriment -d'un autre, mais ayant tou- 
jours en vue le bien général de toute 
la municipalité. Bravo Voilà qui est 
bien parler. Le bien général, rendre 
à chacun son dû, voilà la fonction prin 
cipale et fondamentale de la, justice. 
Combien n'en voit-on pas, de nos 
jours, de ces petits hommes À l'esprit 
étroit qui profitent de leurs positions 
pour “draîner l'argent du public suivant 
leur intérêt personnel, leur petit coin 
de terre, leur village, voire même pour 
favoriser leur famille. Cette manière 
de procéder ne peut que faire naître 
de profondes dissensions, des haines et 
de la discorde. Justice pour tous! 

Le même jour, 13 décembre, la divi- 
sion de Saint-Louis Hoey a élu conseil- 
ler M. Jules Saint-Arnaud par 60 voix 
de majorité sur son concurrent, M. Oc- 
tave Parent. Nos félicitations aux nou- 
veaux élus. 

Voici la répartition des votes pour 
chaque candidat: 

M. Lavergne — Spring Grove, 
Domremy, 33; Batoche-Bellevue, 
Mikilson, 54; Saint-Louis Hoey, 
Jean Boucher, 33. Total: 269. 

M. Boucher — Spring Grove, 15; 
Domremy, 30; Batoche-Bellevue, 82; 
Mikilson, 6; Saint-Louis-Hoey, 57; Jean 
Boucher, 59: Total: 248. 

M. Lavergne est natif de Satnt-Sé- 
vère, près Trois-Rivières, P. Q., et fils 
de M. Arcade Lavergne, fermier. 1] 
est âgé de 31 ans et réside dans le 
district depuis six ans. 

= De — — 
VAL MARIE 
Messe de minuit 

Cétait une grande joie pour les ha 
bitants de Val Marie d'assister à la 
messe de minuit dans leur nouvelle 
église. Malgré le froid et la tempête 
plusieurs familles de Gergovia et Mose- 


field avaient tenu à venir. Quel char- 
me B'avOnSs-nOUs pas trouvé aux vieux 


3%; 
Let 
95; 


——— 


Elle guérira un rhume — Les 
Drhumes sont l'affliction la plus 
commune de l'humanité et né- 
ligés, ils peuvént amener de 
sérieuses complications. L'Hui- 
le Eclectrique du Dr Thomas 
fera disparaître l'inflammation 
des passages des bronches ra- 
idement et complètement; elle 
es fortifiera contre une atta- 
que subséquonte, En faisant 
cesser l’inffammation, elle ar- 
rêtera la toux parce qu'elle 
su “Virritation dans la 


.| éu évite catholiqué. De la peraévé. 


quelques milliers de piastre 


Le lundi soir 13 décembre a eu lieu 
l'ouverture de nos Qüarante-Heures 
prêchées par M. le curé Le Senne, de 
Big River, qui sut captiver tous les 
coeurs et les élèves vers l'hôte divin. 


patés sont thême venus voir Ia beauté 


rance et continuds ce qui est bien 
6. AL 

: Résultat du bazar: 8616 

Les deux cahdidates, Mme Mathilde 
Cartier et Mile Thérèse Bref, ont lieu 
d'être satisfaités du résultat, tu la wai- 
son partièulièrement dure cette année. 
Les chemins: n'étant pas praticables 
pour les autos, les personnes du join 
n'avaient pu venir. Merci à tous ceux 
qui.ont donré ou acheté et à toutes 
les dames ou demoiselles du village 
ou des environs qui ont aidé les can- 
didates dans l'organisation, surtout À 
Mmes A. Dunand et B. Bleau. 1] nous 
a fait plaisir de constater encore une 
fois que les gens de langue anglaise 
ont fait preuve de bonne entente. C'est 
ainsi qu'un village peut prospérer par 
l'union de tous 

Terres ouvertes ou à vendre 

Les fermiers qui sont 
ou acheter des terres par ici ont pu 
en profiter pour prendre six bonus quarts 


venus louer 


qui se sont ouverts le 15 décembre,'et 
c'est ainsi que ceux qui n'oht pas en 
auront l'o'ca- 


Nous venon d'ap 


core de ‘homesteads" 
sion d'en prendre 
prendre que 
de terre #ans roches, planches, au bori 
de la rivière, à deux milles du village, 
occupées par |es fbet, Kelly et Da 
vis, famiile, 
vendre pour ceux qui disposeraient 
comptant. 


quatre bonnes sections 


tous de la même ont à 


de 


Mariage 
Pierre-Marie Denniel et Sophie 
le 2% dècembre 


Bos, 


—_— 2-2 2 ——— 


. VANGUARD 


M. l'abbé L. 
Vanguard, a célébré, 
son jubilé sacerdotal CGrand'mesf 
11 heures, à laquelle étaient ingftés 
quelques confrères voisins. Totge la 
paroisse assistait à la féte reliigeuse. 
Au dîner, tout intime, donné af pres- 
bytère, assistaient MM. les abg's Poi 
rier et Roy, de Pouteix, et lesf conseil- ! 
lers de la paroisse, MM. Dear et Shep- 
pard. 

M. l'abbé 
Rivière-qui-Barre de 
gé d'abandonner 
de maladie, il se retira, durant quel 
ques années, à l'hôpital général, Ed 
monton, et à l'hôpital de la Miséricor- 
de, Winnipeg. 
tabli, jl accepta une 
le diocèse de 


Landreville, curé 
le 21 décembge, 


à 


à la 
Obli- 
pour cause 


Landreville fut curé 
1919 à 1921. 
sa cure 


Se sentant un peu ré 
autre cure dans 


Régina, à Vanguard 


COLOMBIE À ANGLAISE | 


“MAILLARDVILLE 


Baptèmes 

Le novembre — M.-Maivina-Ger: 
maine, enfant de W. Houle et de R.-A. 
Faucher, Parrain et marraine: M. et 
Mme N. Füucher. ! 

Le 19 décembre — M. et Mme C. 
Faucher (Mille A. Lisée, autrefois de 
Gravelbourg), ont le plaisir d'annon- 
cer à leurs amis la naissance d'un fils, 
premier né, baptisé sous les noms de 
J-MarceLNapoôléon. Parrain et mar- 
rainé: M. et Mme N. Faucher, grands 
parents de l'enfant. 


23 


Fait digne de remarque, 
la 21me fois que M. et 
cher sont, 
marraine 


c'est pour 
Mme N. Fau 
de compagnie, parrain 
Record genre, 
de la Colombie canadien- 


et 
nouveau 
dans l'Eglise 


ne, sinon dans tout le Canada chré 
tien. En plus de nos félicitations, 
souhaitons à ces deux Canadiens fran 
cais de voir baptiser et grandir leur 
trul éme et quatrième génération 

Î Départ 

%es amis de M. W. Millet appren- 
drfut avec chagrin son départ de Mail- 
éfville, CA. pour les Etats-Unis, où 
r} ekpère faire plus rapidement for- 
ipne 
{ M. Vachon, si avantageusement con- 
bu ici, a l'intention, lui aussi, de nous 
Aquitter pour la même cause. 


Leur souhaiterons nous succès. 
prompt re tour? 


ou 


L] . L] 

M. L-W. Doucet, autrefois de £ Saint- 
Paul des Métis, vient d'installer, dans 
l'ancienne salle Millet, restaurant, ta- 
ble de billards, boscique de e rruquier 
ete. Attention! fes. amis -W. pro 
met à ses clients de les faire ‘“‘frémir" 
d'aise en leur faisant admirer le tran- 
chant bien entretenu de ses instru- 
ments de torture mis à leur disposi- 
tion depuis 8 heures da matin jusqu'à 
10 heures du soir. Sans compter les 
ragoñtants petits dîners de garcons 
qu'on peut servir, après le gäln, long 
femps disputé, d'une intéressante par- 
tie de billard... 

En visite 

Mme J. Doucet et son fils Aibe 
de Saint-Paul des Métis, berta, 
visite chez Mmeé Du: sa fille. 


: 
= 


: Triduum 
Nôtre Rév, Père curé a eu. r'heu: 


reure inspirätion de demander’ le R. promenade 
P, Ludovic, Canadien français,‘ Fran-f'aïlée visi 
Ba file, Mile À Decossé, est en visite 


ciscain de la maison de Vancouver, 
pour venir prêcher ün Triduum en 
préparation à la grande fête de Noël; 
déticate attention de notre Rév. Père 
curé envers les paroissiens canadiens- 
français, de Maillardville. 
Accidents 
La neige que nous avons eu le plaj- 
kr de garder deux jours seulement a 
été la cause de bien cürmiques inci- 
dents; chez quelques-uns, elle a failli 
tourner au tragique: entre autres, 
pet J. Allard en a eu un oeil pres 
que enlevé et P. Godin l'a échappé 
belle en venant en contact avec une 
automobile, à petite vitesse heureuse- 
ment. 
Résultat des examens 
Au' Couveat de Notre-Dame de Mail- 


Ne 


| À 


“me. Dentosb| est retour de sa 
où elle était 
sa soeur Mme Hichard 


chez son frère et ses amies à Winni- 


. +. 
M. P. Luüsignan est parti avec la 
Survivance pour un voyage de quel 


ques tests dans l'Est. 


. 
Mme G. Couch (autrefois Eva Cus- 


son) était de passage à Somerset, en 
route pour Swan Lake, où elle visite 
des beaux- parents. 


L] 

M, l'abbé Gotars est allé passer 
quelques jours chez ses parents à St- 
Boniface. Il accompagnait M. l'abbé 
Primeau, qui était de passage au pres- 
bytère dernièrement. 


CCR 
Mile B. Girouard est allée passer 
quelques semaines à Winnipeg chez 


lardville. #bus la direction des RR. SS. des parents et amies. 


de l'instrucfion de l'Enfant-Jésus 
(moyenne de points sur 15 matières): 
Grade 1: Lucien Schwab, 
Elvi 
Grade 11: 
tonio Paré, 61; 


Bohémnier 
Kathleen Allard, 64; An- 
Pauline Cromwell, 67. 


Grade 111: Jeanne Bouthot, 76; El- 
mire Allard, 69; Just. Bohémier, 63. 

Grade IV: Mabel Cox, 88; Geneviève 
Thomas, 84; Cécile Payer, 79. 

Grade V: Marguerite Payer, 73; Ju- 
lietté Couture, 72; Ange-M. Bohémier, 
71: 

Grade VI: Albert Lafrance, 81; M 
Thérèse Girardi, 80; Lucien Croteau, 
74. 

Grade VII: E. Bouthot, 77; Gertru- 
de Thomas,, 74; Jean-L. Girardi, 71; 
Jeanne Houle, 65. 


Prix de catéchisme: Gertrude Tho- 
M.-Thérèse Girardi, Ange-M. Bo- 
hémier, Marguerite Girardi, Just. Bo- 
hémier, Louis Couture, J.-Paul Duare, 
Eloi Bohémier. 

Assistance moyenne: 120'élèves. 

Visiteuse distinguée 
La Rde Mère Alix. assistante provin- 


mas, 


L1 L] 
M. le Dr J. Bourgouin a passé le 


MA. Paré, | jour de Noël dans sa famille. 


Messe de minuit 

Le ‘Minuit, chrétiens”, traditionnef 
fut chanté par M. Joseph Rondeau. 

‘“Kyrie” et ‘‘“Gloria”, Gounod. 

“Credo”, III grégorien. 

“Sanctus et “ us’, Gounod. 

Cantique: “ r Natus in Beth- 
leem'”’, grégorien. 

‘“Adeste fideles”, grégorien. 

“Près d'un berceau”, Lambillotte. 

Les anciens cantiques, toujours 
beaux, suivirent À la messe dË l'au- 
rore. : 

Solistes: Miles G. Rocan, B. Girou- 
ard; Mme Fernand Dufresne; MM. J. 
Rondeau, B. Benoîton, A. Perreault, L. 
Trottier, L. Girouard. 

Directeur: M. l'abbé A. Coùture.” 

Organiste: Mlle E. Boyer. 


L 1 . L1 
Tableau d'honneur pour le mois de 


décembre à l'école Cléophas. 
Grade VI: Eveline Boisvert, 87; Ger- 
maine Boisvert, 86. 


Grade V: Gertrude Côté, 88; Jo:. 


ciale au Canada, était de passage au! sephine Nivon, 85. 


couvent cette semaine. 
L1 L 1 L] 

De Maillardville, C. 
la nouvelle 


A., à l'occasion de 
nos voeux de paix, 
prospérité et le traditionnel 
à la fin de leurs jours à nos 
de Saint-Norbert, 
Richer, Saint-Alphonse, Saint-Adolphe, 


année, 
bonheur, 
paradi: 


amis Imanitobains 


me 


expérimentés et dans les meilleures 
fort et d'agrément, 


Le mot “blanc-bec” n'a pas ici un sens péjoratif; il 
signifie seulement non initié et correspond aux mots 


anglais “tenderfoot” et “chechako.” 


tous ceux qui n'ent pas vécu l’intéressante vie des bois 
en hiver et sont des “jeunesses,” des “blancs-becs” com- 


parés düx vieux guides, coureurs de 


@Ces “blancs-becs” peuvent être de vrais sportsmen 
qui cherchent de nouvelles aventures, des hommes d'af. 


e Canâda qui se réclame déjà de tant de sports 
d'hiver vient d'en inventer un nouveau qui ne man- 
quera pas de plaire aux touristes, aux chasseurs et à 


tous cœux qui désirent un repos-yivifiant. 
voyages pour “blanes-becs” dans le nord de Québec et 
d'Ontario sous la conduite de guides et de trappeurs 


N s'agit de | tourisme du 


conditions de con- 


une “bordée” 
la forêt: En bas, À gauche: un chien es- 
quimau; à droite: un attelage de chiens 


5 à droite: un déjeuner dans 


faires qui désirent prendre un véritable repos loin des 
centres habités. Comme question de fait ces voyages 
d’hiver dans la forêt que nous annonce le service du 
Chemin de fer national du Canada peuvent 
être entrepris par tous. 
conditions idéales et même celui qui n'a aucune expé- 
rience du bois pourra voyager en plein nord sauvage, 


Ils s'’accompliront dans des 


suivre le trappeur quand il va relever ses pièg=s, étu- 


ur exercice sain. 
Il s'applique à 


pistes. 


dier sur place la vie des animaux sauvages et prendre 


Les étapes sous bois seront couvertes en raquette 
ou en traîneaux à chiens. 
force et au confort des voyageurs. Plusieurs guides 
et trappeurs du nord de Québec et d'Ontario sont déjà 
organisés pour recevoir les voyageurs “blancs-becs” qui 
voudront les suivre cet hiver pour quelques jours, 


Elles seront mesurées à la 


; raine: 


Grade IV: Hélène Boisvert, 84; Mat- 
cel Nivon, 75; Mary Van den Dorpe, 75. 
Grade 111: Armand Côté, 81. 
Gradt 11: Elodie Lemieux, 81; Aris- 
tide Boisvert, 79; Omer Lemieux, 79. 
Grade 1: Alice Boisvert, 85; Clément 
Nivon, 81. 
———— 22220 0 — — 


STE-ANNE DES CHENES 


Naissances 

Le 22 décembre — Marie-Thérèse- 
Fernande, enfant de Jean-Baptiste Les- 
sard et d'Octavie Filion. Parrain et 
marraine: M. et Mme Louis Salignon. 

Le 27 décembre — Marie-Noëlie- 
Olga, enfant d'Alfred Bernier et de 
Marie-Louise Grouette. Parrain et 
marraine: M. et Mme Louis Salignon. 

Le 30 décembre — Joseph-Wilfrid, 
enfant de William Proulx et d'Alexan- 
drine Roussin. C'est le onzième en- 
fant de la famille. Parrain et mar- 
M. et Mme Willie Owens. 

Le 31 décembre **"Marie-Laurie- 
Anna, enfant d'Octavien Rémillard et 
de Victoria Owens. Parrain et marrai- 
ne: Jean-Baptiste Owens et Ida Ré- 
millard. 


Statistiques 
Pendant l'année 1926 H ya eu dans 
la paroisse 42 baptêmes, 10 mariages, 
17 sépultures. 
——— 2025 $——— 


; DUNREA 


Le 23 décembre il y eut une petite 
fête intime à l'école du Sacré-Coeur. 
M. le curé et les Rév. Soeurs auraient 
bien voulu réjouir les enfants par un 
bel arbre de Noël, mais ils durent y 
suppléer, cette année encore, par une 
humble pêche À la ligne. Après la lec- 
ture des notes qui révéla des progrès 
sensibles, chaque élève se présenta à 
tour de rôle et plonges l'hameçon dans 
l'étang magique pour en retirer le 
poisson désiré. Inutile de dire que la 
joie rayonna dans la salle. Espérons 
aussi que cette petite récompense con- 
tribuera à rendre nos enfants plus 
studieux-que jamais. 


L] 

La fête de Noël est de nouveau du 
passé; rnais qu'elle a été belle cette 
année dans notre :église fraichement 
restaurée! Pour la décoration de l'é- 
£lise et de l'aatel, aussi bien que pour 
l'embellissement de la crèche, ‘rien ne 
laissait à désirer, grâce au dévoue- 
ment admirable et au bon goût de nos 
religieuses. 

Notre chorale, sous la direction ha- 
dile de M, Jules Deschênes, et soute- 
nue cette fois par l'appréciable con- 
cours des dames et demoiselles de la 
Paroisse, à su maintenir la réputation 
qui lui ést acquise depuis si longtemps 
Elle exécuta, à la messe de minuit, la 
messe du second ton à quatre voix 


avlieu de nous le R. P.. Desjardins, 
8.3. recteur du Collège de Saint-Boni- 
face. Après l'évangile. ‘11 nous à té. 
nus sois lé charme de sa parole en 
nous rappelant la leçon de pauvreté 

que l'Enfañt-Jésus nous prêche À la 
pareils Mefci, mon Révérend Père, et 
revenez, mais demeures plus -long- 


temps avec nous! 


—— éhnie e"—© 
SAINT-CHARLES 


On nous écrit: 


Etant de passage dans le Manitoba, 
j'ai eu le plaisir de m'arrêter à Saint- 
Charles, petite paroisse à environ neuf 
milles de Winnipeg, et d'assister à la 


messe ge minuit. 
Che 


drale 


chant. 


siasmé d'entenére 


les, secondé, 


‘rance irréprochables. 


0 


J'aurais beaucoup aimé faire la con- 
naissance du directeur, car je le de- 
C'est, 
lui-même qui a:chanté ‘Minuit 
d'une vraie et belle voix 

Après information prise, 


vine tout à fait 
crois, 
chrétiens” 
de baryton. 
c'est un M. Pinvidic. 


capable. 


Tous les chantres sont, paraît-il, de 
Saint-Charles, à part un jeune homme 
qui est pour quelque temps dans la 


paroisse. 


Ce que j'ai beaucoup admiré, ce sont 
les beaux cantiques en parties qui se 
succédaient sans interruption pendant 
la messe de l'aurore, et avec un ensem- 
ble parfait; plusieurs de ces cantiques 
mais ja- 


ne m'étaient pas inconnus, 


lecteurs, ne pensez pas qu'il 
n'yait Que dans les villes et les cathé- 
e l'on puisse goûter du beau 
Si vous étiez venus à la messe 
de minhit dans cette petite paroisse, 
vous aufiez été, comme moi, 
chanter une belle 
messe à parties exécutée phr un choeur 
mixté, composé. de superbes voix mâ- 
paraît-il, par trois jeunes 
demoiselles seulement de la localité, 
qui ont rendu leur partie à la perfec- 
tion, avec une justesse et une assu- 


enthou- 


| Lisez le 1äioignagé ‘d'une 
me de la Noù 24 care 
“hoûs dit te grand bien 


° 


des rognôns” 


Shelburne, N.-E. 5 
(Spéciale) — “Je ne sa 
ment 
vivre sans les 
les 


de cet endroit. 


e pouvais à peine m 
s docteurs ne pouvaie 
aire pour 
employer une veg 2er de de 
de pilules Dodd pour les: 


aire tout mon ouvr 
son. Le jour même 


lavage. Depuis ce tem 
pe toujours chez moi 


rognons. 


rement causées par un mal: 
rognons qui a été négligé. N 


sonne. 


reux. Si vous avez des dot 


ayez recours au grand rem 
— les pilules Dodd pour les 
je | gnons: 

à la Dodd's 
Toronto 2. 


mais je ne les avais goûtss avec 
tant de plaisir, 
Je quitte'] 
souvenir inoùbliable de la petite 
roisse de Saint-Charles. Je pou 
de retour dans mes foyers, dire 


choses à bonne fin. 


érissent toutes . 
maladies 


’ 


da 


_ 


‘ont fait les pilules Dod out 
janvier 
pas comment je er red 

” nous dit pr KR. 
Bower, une dame bien connue 
“L'hiver der- 


niér, avant Ja natssänce dé mon 
bébé, j'avais si mal au dos À 0 


Ne 


boîtes 


ro- 


Br et je puis maintenant 

de mai- 
e la nais- 
sance de mon bébé, je fis mon 


je 


e 


îte de pilules Dodd pour lés 


La maladie de Bright, l'hÿ- 
dropisie ou autres maladies MY 
pant des rognons sont ordin 


‘de 
‘at- 


tendez pas pour vous soigner. 
L'attente n'a jamais aidé per- 
Les délais sont dange- 


ites 


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‘title qu'ellé portait dans son coeur | Mile Artémise Dupais, qui qui «et le rhume. Peps déloge tou! 
Élte n'avait qué 41 ans et un mois |°ours d'école normale à Manitou, thie 


*‘"Lés fünérailies eurent leu à Saint. sh nr [#s tiensent à remercier late | P°TRE, Ref . 
"Nofhert, 1e furidi 3 janvier, au milles | ‘ps | Énrt ga |mst les Rées Soeurs de ai de 
d'hÿ érand concburs de fidèles. Le sr | y Georges Gration, qui nous à gait uni un |suint-Boniface ainsi que leé gardes ma- 
ice fut chanté par M. l'abbé C. Pailié, tés depuis prés de trois ans, est de __—. lades qui ont fait preuve d'un incotn- 
.enfé de Transcons, nésisté par le R_ | tour dé l'Ouest chez ses pa parable dévouement. Merci aussi aux 
_P. Champagne comme disere et le R |. ;ccmpagné de son cousin, M. j Récréation religieuses des autres communautés 4 
P. Démigique, prieut des RAR PP Trap|yieneuve Les heureux voyagenrsi=iroir de se vie loujours bercée par LG . qui ont prié pour l'âme de la défunte, 
‘ piétet, come sousdisére. Mgr G. Clos | ntinueront leur route jusqu'à Détroit |1* fci. sbandonnamt entre les mains eu lieu une ainsi qu'aux parents et aux nombreux 
‘tbe, PA, VA. curé dé la parbisse. Michigan À du Souverais Jege: son âme, son bôn- Intéressünte entré ane équipe | amis: à 
te *-afsif que M YaSbe Onndos, chapélain .... sera at ES MM Louis ot Cyrille Se ut 25 sous, boîte ce 35 tabiettes 
dé a Miséricorde, et le HP. Lavigne | M. Edmond Lusmier s'est acheté une | Lui survivent: trois filles, dont deux diverses bon ville F Q 
OMI. duù/Junlorat, essistaient aulterre, à deux milles et quart du vil | religieuses cher les Rév. Soeurs Saint toesle. Les collé a lle, venes pou - 
‘choëur. Le chan tfut exécuté par les |lage.. HN y est déménagé depuis quel- | Joseph: Soeur Ignate de Loyola de ad nouvelle tait hotre petit. choeur. “Y'en à poir 
: Pntants de Marie. ques semaines. : _ |Crookston, Minn ;: Soeur Rose de Lima Bonffact| x Xarcisse Foornier. cidevant ent-|'92s les goûts. Ex cela se passera 
Lés porteurs étaient: le Dr Geo. Re |de Somerset, Wis. et Mme Fred Mo . ployé chez Rousseau, entre à la W'in-|e® janvier seulement. dans noire booce 
* Panié, Antonio, Xavieret Arthur Pat,  SAINTE-AMELIE  |auin. de Saintiospb. Man Sept fils: nipes Trustee, M. Siméon Tremblay | ville de, Saint Boniface, en lan neuf 
lé, tous beaux-frères de la défunte, Jo- 7 — Alphonse et Edmond. de Vassar: Aw "lie rempisce chez Rouswau. jee le Seigneur nous donne, 
séph Campesa et L. Laporte. Baptèmes guste, Denis et Adelmar, de South Rem -cements 


On remarquait en plus parmi jes 


| teurs Assistaient au service funé- 
‘bre: les Soëurs Crises de Saint-Nor- 


‘gration, et plusieurs amis de Saint- 
Botiface, Winnipeg, . Saint-Charies et 
Trâänscona et des paroisses environ- 
nantes. Les Dames de Sainte-Anne, 
dont la défunte était membre, assis- 
térent en corps, bannière en tête. à 14 
. lerée du corps à la résidence de la dé. 
funte. 


—< 


. +. 
*.M. Nérée Paillé désire remercier sin- 


Le 12 décembre — Euclide-Roméo- 
Léopold Cine:s, né Je 10 novembre 
Le parraîn 1 été FEuclide Berriauit, re- 
présenté par Eugène Pinette, et la 
marraine, Victorix Berriault, représen- 
téé par Mme Eugène Pinette 

Le 19 décembre — Peter-Henry Yzer- 
man, né le 13 novembre. Parrain et 
marrains: M. et Mme Adrien Yzerman 
Mme Karl Yzerman mère du bébé, 
était présente. 

Le 19 décembre — Joseph-Charies- 
Georges Vandenbosch. n6 1: 13 novem- 
bre. Parrain et marraine: Met Mme 
Jean-Baptiste Denis Le père de l'en- 
fant, Félix Vandenbosch, assistait au 
baptême. 

Noël 


messe de minuit a été encore | ‘és aux funérailles pour témoigner de 
cèrement toutes les personnes qui ont plus belle cette année par ses nom- leur sympathie sincère dans le deuil 
manifesté leurs sympathies dans la! breuses communions, étant donné le! ui frappe la famille Beandry. 


Junction: Simon, d'Argyle: Joseph. de 
Marshfñeld, Oregon, et £Cl petitsez2- 
fans Elle laisse en ouire deux soeurs 
À Saint-Jacques et un frère à Moht 
réal 

Les funérailles ont eu lieu le jeædi 
22. à 9 h 30, à l'église de Vassar. La 
levée du corps fut faite à domicile per 
M. le curé Bouvet, lequel chanta le ser. 
vice funèbre. M Fred Moquin, gen 
dre de la défunte, conduisait le deuil 
Les porteurs étaient les six fiis pré 
sens N 

Une foule relativement nombreuse 
suivait la dépouille mortelle et assis 
tait au servite funèbre Presque tou- 
tes les familles de Vassar et de Soath 
Junction avaient tenu à être représen- 


| 


Félicitations 


Nous avons reçu beaneotp de cartes 
apportant les soubaits de benecoup de 
personnes, et si tous ces souhaits ‘se 
réalisent, nous aurghe vécu uùne anne 
cumme ji ne d'en vit plus Merci À tous 


LA Narcisse Pvurhier, notre symps- nos exrellents amis, et nOuS somme; 
thique directeur, vient d'entrer à sl hetreux de leur faire les mêmes 50% 
Winnipeg Trustee M. Fournier tait} haits de bonheur et de succès 


‘|auparavant empioyé à la compagnie 
Rousseau, et ses patrons le voient par- 
tir avec beaucoup de regrét Nous 

['élichions éF tout coeur notre ami Nar- 
cisse, et lui souhaîñtons succès — et 


En perspective . : 

N1 y aura la conférence de M. Ray. 
mond Bernier à l'Académie. 1] y aura 
la partie de cartes à l'Union. NH y 
aurs ls randonnée du Voyageur à St 
Adoiphe. le dimanche 9. 11 y aura let 


om FE 

A 

Lil se fait peser. Elle se met dans 
le fauteuil et offre un sou à la femmé 

— C'est deux sous. . 

— Eh bien! tu ne me pèseras qui 
pour un s0ù, th ne me diras que L 
moitié de mün poids 

LA LE | 

— Laisse-moi, cher ami, te féliciter‘ 
ce jour est un des plus beaux de ta vi- 
tu es en avance: c'est ses- 
lément demain que je me marie! 

— C'est hien ce que je voulais dire 


: CRC] 
présente épreuve. mauvais état des chemins et lé froid | La chorale de Vassar. aidée de cel'e boutes de gouret où l'Union devra vain- — Les robes de votre-femme me 
: rigoureux. L'antel élait pins resplen de South Junction. sous lhabile direc cre. Il y aura jan beau tournoi au bil-|coûtent bien cher. 
SAINTE-ELISABETH dissant par ses lumières et ses décors | ti92 de Mlle F. Sicotte. principale de roma cache. lard avec un très joW prix 1] y aura] — Comment, les fobes de ms fem 


“Vivent_ les fêtes !”, disons nous sou- 


tions 


Owen Cassidy, dont la voix ne laisse | 


k 


vent caf non setlement elles appor- |rjen à désirér quant à la richesse, a | “29e. à régné durant toute la céré |projeté Suivit un exercice de chan: 


un autre tournoi de “bridge”. 11 y 
aura le grand concert Imandt-Mbrhx, 
Où il nous sera donné d'applacdir des 


tie de cartes organisée par l'Union De 
très jolis prix ont été offerts, et tout 


me? Mais c'est moi qui les paye’ 
— Je snis Mais chaque fois qu- 
votre femme achète une robe nouveli- 


tent une joie nouvelle parmi nous tous, } habilement réussi à nous faire goûter | monie religieuse. quelques sanglots | qui _— près d'une heure. Tous se sé 
mais elles resserrent encore les liens lune belle messe de Noé! avec un!difiicilement étouffés, une prière émue, | Parèrent bien contents de ce premier 
de la scinte amftié qui unit si bien et “Adeste Fideles” à quatre voix Nous des votx chevrotantes, une dernière bé | essai et réalisèrent quel progrès c22- 


si fortement nos familles canadiennes 
françaises. 

* La fête mémorable de Noël imnres- 
siohne grands et petits et la fou:e 


félicitons et remercions nos chantres, 
qui se sont aipsi dévoués pour la pa- 
roisse e* pour la plus grande gloire 
de Dieu 


| 


+ 


| 


nédiction et ce fut tout’ soiant le chant grégorien avait fai 


Des offrandes de messes, bouquets dans le dicéèse depuis une couple d'ar | 


nées 
Assistaient à cette première réunion. 


spirituels et tributs Sdraux ont été e2- 
voyés par lies Rdes Soeurs Saiat-Jo- 


musiciens d'une renommée mondiale. mienne en veut une exactement pà 


promet encore une soirée intéressante ! 1] y aura. !l y aura. Comme le chan- | reîlie’ 


Tous ceux qui ont assisté à la derniè- 


des fidèles accourt près du Divin Rci Partie de cartes seph de Crookston. Semetset et Ar-}°2 Plus de ceux déjà nommés: MM les | poste. De Ê d e l “e 
li Crèche pour adorer et remercier] La soirée annonrée antérieurement | 71e. ainsi que des Rde: Soeurs de{2bdés Picton. de Sainte Agathe. Des quoi emain ser a-t-i J ail à 
bon Rédempteur. Notre messe d-|aura lieu le 22 janvier. Ce sera donc | Sainte-Anne des Chênes: de parents |Chambauit de larchevèché. McDou- Mariage He 

midait, ouvrant la série des fêtes, fut | ia première de cette année. Elle sera | °° d'amis de Sioux Lookout, Saint-Bo |Eali de Sioux Lookom. Mazmé, de __—_— ’  . 

égayée de tous les vieux chants d’| donnée sous jes auspices de sainte en pere rennais Er de qe Le 29 décembre — Nul ne connaît l'évenir. H est facile de prévoir. 

Noël, qui sont si bien appropriés À| Amélie d'Energie. 11 va sans dire que | H2Fw00d, codridge. 5 Couture. Somerset : -|de Saint-Norbert, fis cependant : t 

eetté circonstance. tous nos mr dévoués paroissiens | L*teliier. Montréal, Papineauville, St | Champagne, de Notre-Dame de Lour | Brabant et de M_ Frobicher, et Emma Ssooû F7?  . P ic Sr u : de. 
L'on goûte avec suavité la fête de y trouveront encore toutes les distrae- ues. etc, ete : des: R P. Benediet, de Saist-L£on: M | McDougall, fille de Joseph McDougail ns, d'obligations el de charges. Ne vivez 

tan dans niètre petite jarsismet. Notre | (lus sccuntumées cotte sente Écmune oo... | Marims Benoist. de Saint-Bomiface  |et de Josephine Delorme. + : pas au jour le jour: pren-: vos dispositions peur 

dévoué curé, M. l'abbé Mireauit, nous | par le passé. Il y aura probablement] !* fille Beaudry remercie tous D ‘favenir. Le moyen d'avoir de l'argent, c'est d 

exprima ses souhaits de “bonne annéc”? en pius, pour cette foisci, une jolie ceux … _ . y pris des Robert Imandt et Léo-Pol Baptèêmes [ | .. : Ali 7. 

avec toute la tendreme et la bonté d'un] saynète à deux on trois personnages | °%42:s spiriquels et offrir des priè Morin _- amasser avec régularité. Rien N'encourage au- 

digne pasteur. L'on voit avec plaisir Re ras dame do pers A Le 31 décembre — Yvonne Thérèse. tant l'économie. qu'un compte d'épargne. 
ogaane [een enr dem] Le cote visoaime eut dsmsers| Marie née 8229 détouibre, tant 
VASSAR Le un concert à la salle du Collège de|François D'Argis et d'Alice Pauneton Î} ; 


Mme Aiphonse Beaudry. née Georgi- 
na Thouïin, est décédée je lundi soir 


à M. A_*Beaudrr, de Saint-Alexis, P 
Q. en 1881, ils vinrent s'établir immé- 
diatement à Argyle, Minn. et en fu- 
rent les pionniers. Après y avoir de- 
menré pendant 31 ans, ls demeure pa 


tres, visiles ou assistance aux funé- 
railles. 


Saint-Boniface. le 23 janvier, jouera la 
fameuse sonate de César Franck |. 
Ce sera la deuxième fois que cette 


Nos voyageurs de la Survivance, Ed 
Richard. Louis Marrourx. Sauveur Fer- 
land, Constance Gendron. Mme Gevr- 
get, semblent jouir beaucoup de iéur 
voyage dans Ia province de 


Vous recevrez le meilleur accueil à la 


20 courant. à sa demeure, à Vassar. LORETTE oeuvre fra été jouée à Saint Bontface, | Le ler janvier — IrènelrmaThéré : 
Elle naquit À Saint Jacques F igan. —— l'autre fois par M Popelldoff en 1916 | se. née le 27 décembre, enfant de 
P. Q. et était âgée de 67 ans Mariée Voyageurs An concert du 23, nous l'entendrons 


ternelle était léguée à leur fils Simon 
De là, la famille s'établissait à South 
Junction, Man, où M Beaudry fit du 
commerce et de ls spéculation un dou 
ble suecës Après quatre aunées de 
travail, If succession comtherciale pas 
sait à leur Ms Adetmar, lequel a su 


C'est un pays tout à fait nouvéan pour 


Bayer, prnner ensires quelques semaises à l'hOpitzl puis elle |sures dispq sent — Lorsque!" € de Tinterprèle un pen à coutse- ne deviennent plus sérieuses. 
par des millions de personnes |: chez elle Après an semblant | vois s0: rez de coupures, ere-}%eur. car le pianiste y allait hardi | de l'extérieur 
| et prescrites par le médecin! ésction in maladie s' ice foul de le n. Patients térieur a 


Si yous ne voyez pas la “Croix 
-sur le paquet ou sur 

les tablettes, vous n'avez pas 
les_ vraies "tablettes d’Aspirine 


depuis plus de 3 ans pour 
mar Maux de tête 
évrite Lumbago 
Mal de dents Rhumatisme 
“Névralgie Douleurs 


depuis, marcher sdmirablement sur les 
traces de son père Cette fois, le 
reste de la famille s’établissait à Vas 
sar 


gogie, l'âme de cette chère dis 


Mme Bestdry. soûüffrante deptis près 
de.tfois mois, fut, dès lé début, trans- 
portée à l'hôpital de Saint-Bonfface où 
les docteurs Collin et Benoît, dè$ la 
première cousultation, décisrèrent s0n 
état des plus déséspérés Vu so ex 
trème faiblesse, elle dut séjourser 


devait doné souffrir encore et benu- 
coup. M serait diffcie de dire jusqu'a 
quel point’ Après une demi-heure d'a 


prenait. lundi soir, son essor vert ux 


tion. preuve évidente que noës voulons 
rester et resterons Canadiens francais 
quoi qu'en pensent les pessimistes qui 
connaissent bien peu l'Ouest 
| Noët 
La messe de minaît fit toujours épo- 
que, dans l'année Cette améée, lé R 


Les coupures et les meurtris- 


urtrissures, 
maladie de La gorge et de la 
poitrine ou tout autre mal sem- 
. éervez-vous de FHuüle 
Eclectrique du Dr Thomas. Sal'er € 


tiques et les musiciens de chez Ini 
ne parent faire mieux que de le tr 
lost e= 


Ils reconnuren! les qualités des oes- 


le “Nigog”: HN malmentit ssées Les éri-À 


.minées le même jour. | 


les.impressions faites le matin sont ter 


D:R. JACOB +” 


| puissance cicaftrisante est ben "sagusbles qualités de 
“Bayer” cache | Sonde meilleur M l'abbé A Dufort |confuie de tous  L'xc bouteille et 4e pianise | ES - : d 
Î dt er $ 5 À et tous sés enfants étaient : son cée | d'Huile Eclectrirw du Dr Tho-* M Morts St'essute dù briller ts es À pd 
ve rm ee pue eq d nr «hey ed vet mas devraif se trouver dans!£e es Europe Il fut l'un des princi. fie meeee fer 
| es 2008 À 2e gr eg Epouse modèle, mère chrétienne [fonte pharmacie de famille, [Peux organtsnteurs et un des artistes Det 
|. 4 +. de 3 ot 10f tablettes. douée d'une exquise charité, elle étah {prête à servir en cas de besuin. }®use tournée d'Europe émtinée à 19- 
| EE die js 


» 


—+#- 


D 


“à 


2 


— Mère, où allombnous ‘dit en 1a 


+. voyant s'approche du lit avec ss pé- 
: te pou, pe visite. 


Sa mère l'attira contre elle et lui 

reagtda dans les Yeux avec tant d'ex- 

qu'il devina tout d'un coup 

quAl se préparait quelque. chose d'ex- 
tréordinaire. 

— Chut! Henri; fl ne faut pas parier 
si haut, où l'on nous entendra. Un 
méchant homme allait venir pour pren- 
dre je petit Henri à sa maman et l'em- 
mener bien loin, dans un endroit où 


41 fait noir. maïs matpan ne veut pas |. 


le quitter, Henri. Elle va mettre la 
veste et le châpeau à son petit garçon 
et s'échapper avec lui pour que le mé- 


” chant homme ne puisse :pas le pren 


dre. * 

En disant ces mots, elle atiachait 
et boutonnait l'hmbit de l'enfant, ét, le 
prenant déns yes bras, elle Jui mur 
mura à l'oreifle: “Bois bien sage!” et 
ouvrant là forte de sa chambre, qu: 


- donsait sur le vestibule, elle sortit sans 
. bruit. s 


C'était une nuit étincelante, froide, 
étoilée, \a mère jeta le chAle.sur son 
enfant oi, parfaitement calme, quoi- 
que sc@s l'empire d'une vague terreur, 
se:suppendit à son cou. Le vieux Brw 
no, grand chien de Terre-Nauve, qui 
or Wait au byut de la véranda, se leva 
à rhn approche avec un sourd grogne 
mént. Eïle l'appela doucement par 
“on nom, et l'animal, qui avait joué 
cent foin avec elle, remua la queue, 
déjà disposé À la suivre, tout en se 
demandant, dans sa simple cervelle 
de chien, ce que pouvait signifier cette 
indiacrète promenade de nuit. La cho- 


se lui paraissait inconvenante; il sen- | 


tit ses idées se troubler; fl ne savait 
Plus quel parti prendre. La jeune fem- 
me passa, le chien s'arrêta; 1] regar- 
dait alternativement la maison et l'es 
clave. Enfin, comme rassuré par quel 
que réfisxion intime, j} s'élança su: 
les traces de la fugitive 

Au bout de quelques minutes, on ar- 
riva à la case de l'oncle Tom; Elisa 


‘ frappa légèrement aux carreaux. 


La prière et le chant des hymnes 
s'étaient prolongés assez avant dans 
la nuit. Tôm, après le départ de la 
compagnie, s'était accordé à lui-même 
quelques solos supplémentaires, de 
sorte qu'à une heure du matin, ni lui 
ni sa digne mcitié n'avaient encore 
fermé l'oeil. 

— Bon Dieu! qui est 1à? dit Chloé 
eu se levant d'un bond; et ella tira le 
ridenu. Sur na vie, mais c'est Li- 
sette’ Vite, hablilez-vous, notre hom 
me. Tom! Le vieux Bruno est là aus- 
si; N gratte à la perte. Mais qu'estce 
@onc? Allons, je vais ouvrir. 

L'action suivit de près la parole, et 
la porte s'ousrit. La Inmière du flam- 
beau, que Tom avait rallumé en toute 
hâte. tomba sur le visage bouleversé 
et sur les yenx effarés d'Elisa. 

æ Dieu vous bénisse, Lisa!” Vous 
faîtes peur à voir... Etes-vous mala 
de? Que vous est-il arrivé? 

— Je m'enfuis, père Tom, je m'en- 
fvis, mère Chloé... emportant mon fils; 
monsieur l'a vendu. 


|| La Case de l’Oncle T 


e + + |. 


Pad 


— Vendu! “répétèrent-ils comme 
deux échos: ét filé flevbrent leurs, 
mhlhs en sigrie de détresse. 

— Oui, vendu, fuf! reprit Elisa d'une 
voix ferme. Cette nuit je m'étais glis- 
sée dans le cabinet de ma maîtreske: 
j'ai entendw"moôiaieur ilire à madame 
qu'il avait vendu mon Henri. et vous 
sussi, Tom‘ vendus tous deux à un 
marchand d'esclaves. Monsieur va 
sortir ce matin, et l'homine doit venir 
aujourd'hui même pour prendre livrai- 
son de sa marchandise 

Cependant Tom restait toujours de- 
bout, les mains tendues et l'oet] ditaté, 
comme dans un rêve. ge gra- 
duéllement, comme s'il eût commencé 


à comprendre, i] s'affaissa, plutôt qu'il. 


pe s'assit, dans sa vieille chaise, et 
laissa tomber sa tête sur se8 genoux. 


— Que le bon Dieu ait pitié de nous. 
dit Chloé. Ah! je ne puis pas croire 
que céla soit vrai! Mais qu'at-f1 fait 


pour que le maltre le vende?.… 


— Ce n'est pas cela... l n'a rien fait. 
et monsieur ne voudrait pas le ven- 
âre. Madame. oh! elle est toujours 
bonne; je l'ai entendue prier et sup- 
plier pour nous; mais il lui disait que 
tout était inutile, qu'il était “dans la 
dette” de cet homme, que ‘cet hom- 
me avait pouvoir sur lui. et que s'il 
ne s'acquittait pas maintenant, il fini- 
rait par être obligé de vendre plus 
tard l'habitation et les gens. et de 
partir lui-même. Oui. je lui ai en- 
tendu dire qu'il était obligé de vendre 


.més que vous verseriez sur le cercueil 


de votre premierné! telles étaient. 
inadame, les larmes que vous avez ré- 
pandues en entendant les eris de votre 
enfant qui moürait! Lecteur, vou 
êtes un homme, et lui aussi était 
homme! Madame, vous portez de ia 
soie et des bijoux; mais, dans ce> 
grandes détressés de la vie, dans ces 
terribles épreuves, nous n'avons pour 
nous tous qu'uné même douleur. 

— E: puis, dit Elisa, qui se tenait 
toujours auprès de la porte. j'ai vu 
mon mari cet après-midi. Je ne me 
doutais pas alors de ce qui allait arri- 
ver. Jis l'ont poussé à bout. et il m'a 
dit aujourd'hui qu'il avait au l'in- 
tention de s'enfuir. Tâchez de lui 
donner de mes nouvelles; ditesui com- 
ment et pourquoi je suis partie, dites- 
lui que je vais essayer de gagner Île 
Canada; portez-lui mon amour, et si 
je ne le revois pas, dites-lui… 


À'éravait 


“Mon témoignage devrait conval 
qui que ce soit que “Nervilite” 
un remède splendide À employer” 
es jointures enflées.” Le rhum 
laissé infirme, écrit ‘Am 
Fléëry, de Kingston, j'afat à 1x 
miacie McKay et il me recom 
rent Nerviline qui m'a complète 
guéri” Ts 
Pau les douleurs du rhumatismé, le 
lumbago, la sciatique, vous obticrérez 
én résultat durable par l'emploi d'une 
bouteille de Nerviline de 35 sous. “En 
vente partout. ! "4 


m" 


jura. avec une abondance et uñé fa- 
cilité de paroles qui les réjouissaient 
fort; ils avaient soin cependant dé se 
baisser ct de se reculrr de façon à 
être toujours hors de la portée de son 
fouet. Ils raulèrent bientôt les uns sur 
les autres, avec d'immenses éclats d 
rire, se débattant sur le gazon flétri 
de.la cour, gesticulant, criant et hur- 
lant. UN ‘ 

-— Oh! les petits démons! si je les 
tenais, murwiura Haley entre zes dents. 


André avec un geste de trioriphe æc- 
compagné d'indescriptibles griraces, 
après toutefois que le marchand eut 
tourné le dos, et qu'il ne lui fut. plus 
possible de l'entendre. 


-- Eh bien! Shelby, voilà tui est 


Elle se retourna vers la muraille, | 4% extraordinaire, dit Haley en en- 
leur déroba un instant son visage, puis trant brusquement dans le salon; fil 


elle reprit d'une voix brève: 

— Diteslui d'être aussi bon qu'il 
pourra, pour que nous nous retrou- 
vions au ciel! Appelez Bruno, fer- 
mez la porte sur lui; pauvre bête! il 
ne faot pas qu'il me suive! È 

H y eut encore quelques dernières 


ces deux-:à ou de vendre tous les au: | paroles, quelques larmes, quelques 


tres. L'homme 
Monsieur disait qu'il était bien fâché; 
mais madame! Oh! si vous l'aviez en 
tendue! Si ce n'est pas une chrétienne 


et un ange, c'est qu'il n’y en a pas!.…! 


Je suis une misérable de la quitter ain- 
si, mais je n'y pouvais pas tenir... elle- 
même disait qu'une âme valait plus 
que le monde. Eh bien! cet enfant a 
une Ame! si je le laisse enlever, que 
deviendra cette âme? Ce que je fais 
doit être bien. Si ce n'est pas bien, 
que le Seigneur me pardonne, car je 
ne peux pas ne pas le faire. 

— Eh bien! pauvre vieux homme, 
dit Chloé, ponrasoi ne t'en vas-tu aus- 
8i? Veuxtu attendre qu'on te porte 
de l'autre côté de la rivière, où l'on 
fait mourir les nègres de fatigue et de 
faim? J'aimerais mieux mourir mille 
fois que d'aller là, moi! Allons, il est 
temps. partez avec Lisa. Vous avez 
une passe pour venir et aller en tout 
temps. Allons, remuez-vous, je fais 
votre paquet. 

Tom releva lentement la tête, regar. 
da autour de lui tristement, mais avec 
calme, puis il dit: 

— Non, je ne partirai point; qu'Eli- 
sa parte! elle fait bien. Ce n'est pas 
moi qui dirai le contraire. La nature 
veut ‘qu'elle parte. Mais vous avez 
entendu ce qu'elle a dit: je dois être 
vendu, ou toùt ici, choses et gens, va 
être ruiné. Je pense que je puis sup- 
porter cela autant que qui que ce soit. 
Et quelque chose comme un soupir et 
un sanglot souleva sa vaste poitrine, 
qui tressaillit convulsivement. Le 
maître, ajouta-t:l, m'a toujours trouvé 


Recommandées aux Hommes les 


 PILULES MORO 


œænrichissent et nettoient le sang, et éloignent ainsi les affec- 
tions dues au ralentissement de la nutrition, telles que 


Mauvaise digestion 
Maux de tête 
Eruptions 

- Dépression 


A 


M. E]l'e Savaria 


Maux de reins 
Insomnie 
Rhumatisme 


‘Pendant des années j'avais été presque 
continuellement occupé à mon métier de 
maçon; je n'avais jamais pris de repos 
suffisant, aussi me suis-je trouvé un jour 
incapable dé travailler huit heures entières 
parve que je manquais de force et souffrais « 
trop de maux de reins. 
déprimé que je croyais ma carrière de ma- 
çon finie, Mais, les Pilules Moro que j'ai 
employées m'ont rapidement tonifié et je 
suis devenu aussi fort que par le passé. 
Un traitement de quelques mois a suffi 
pour cela. Etant convaincu de toute la 
puissance des Pilules Moro, je les ai fait 


Je:me sentais si 


prendre plus tard à mon fils qui était uer- 
venx, affaibli et ponrait difficilement suivre son cours d'études au 
collège. Il en a obtenu les forces et l’activité qui lui étaient néces- 


saires'’. M. Elie Savaria, Harmony, Dept. L, Front, Cohoes, N.Y. 
CONSULTATIONS GRATUITES œux hommes, par lettres ou à 


nos hureaur, 1570, rue Saint-Denis. 


Notre médecin est à votre disposition 


tous les jours, dé 9 heures du matin à 8 heures du soir (erceplé Les dimanches 
et fêtes religieuses). Vous serez satigfaits des conseils qu'il vous donnera 
four rien. Il vous est impossible de vous soigner à meilleur, marché. 


—_- 


f 


En vents pariout, ow par la poste, 50 sous la boîte. 
COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 1578, St-Denis, Montréah 


vraiment fâcheut pour moi. 


_daps la maison, 


tions; puis, soulevant dans ses bras 
son enfant étonné et effrayé, elle dis- 
parut silencieusement. 
CHAPITRE VI 
Découverte 

Après Jeur longue. discussion, M. et 
Mme Shelby ne s'endormirent pas tout 
d'abord. Aussi le lendemain se révelil- 
lèrent-ils plus tard que de coutume. 

— Je ne sais ce qui retient Elisa 
ce matin, dit Mme Shelby, après avoir 
sonné plusieurs fois inutilement. 


M. Shélby, debout devant sa glace, | faire. reprit Haley 
-repassait son rasoir. En 


La porte s'ou- 
vrit, et un jeune mulâtre entra aver 
l'eau pour la barbe. 


parait que }a fille a décampé avec 
son petit. 

— Monsieur Haley. Mme Shelby est 
ici, dit celui-ci avec dignité. 

— Pardon, madame, dit Haley en sa- 
luant légèrement ‘et d'un air renfrogné 
mais je répète ce que je disais tout À 
l'heure: on fait courir un singulier 


est impitoyable... | adieux bien simples, mélés de bénédic- | Pruit'… Est-ce vrai, monsieur? 


— Monsieur, répondit Shelby, si 
vous vou!ez conférer avec moi, gardez 
un peu la tenue d'un gentleman. An- 
dré, prenez le chapeau et le fouet de 
M. Haley. Asseyez-vous, monsieur... 
Oui, monsieur, j'ai le regret de vous 
dire que cette jeune femme, qui a en- 
tendu on soupçonné ce qui l'intéres- 
sait, a enlevé son fils et est partie la 
nuit dernière. i 

— J'espérais, je l'avoue, qu'on agfi- 
rait loyalemer' avec moi dans cette 


Quoi! monsieur, dit Shelby en 
s'approchant vivement de lui, que dois- 
je entendre par lÀÂ?.. A celui qui met 


— André, dit Mme Shelby, frappez mon honneur en question, je n'ai qu'u- 


donc à la porte d'Elisa êt dites-lui que 
je l'ai sonnée trois fois. Pauvre créa- 
ture! ajouta-t-elle tout bas en soupi- 
rant. 

André revint bientôt l'oeit effaré. 


ne réponse à faire. 

A ces mots, le trafiquant devint 
beaucoup plus humble, et baissant de 
ton: 

‘— Il est pourtant bien dur, murmu- 


— Dieu! inadame, les tiroirs de Lisa | "til: Pour un homme qui vient de 


sont tout ouverts. Ses affaires sont je- 
iées partout. je crois qu'elle est par- 
Ue. 


La vérité paska comme un éclair de- 


faire un bon marché, de se voir berné 
de cette façon. 

—- Monsieur, dit Shelby, si je ne 
comprenais que vous avez quelque su 


vant les yeux dis deux époux. M. She. °t de désappointement, je n'aurais pas 


by s'écria: 

— Elle a eu des soupçons. et elle 
s'est enfuie. 

:— Dieu soit oué! 
de son côté. Oh, je le crois. 

— Madame, ç À que vous 4liteslà n'a 
pas de sens: si Île est partie, ce sera 
Haley a 
vu que j'hésitah |à lui vendre cet en- 
fant; dl pourra p, hser que j'ai été com- 
plice de la fuite . cela touche mon hon- 
neür. 

M. Shelby quitt\ la chambre en toute 
hâte. 

Depuis 


il 

un quirt d'heure, c'était, 
in va-et-vient conti- 
nuel, un bruit de portes s'ouvrant .et 
se fermant, et un péle-méle de visages 
de toutes huance: et de toutes cou: 
leurs. 

Une seule personne eût pu dcnner 
quelques éclaircissemen’s, et cette 
bersonne se taisait: c'était la euisiniè- 
te en chef, Chloé. Silencieuse, un nua- 
ge de tristesse fouvrant 5a face na- 
guèré encore si joyeuse, elle préparait 
les gi du déjeuner, comme si elle 

ten vu, rien entendu de ce qui 
se passait autour d'ellé 

Bientôt une douzaine de jeunes, dro- 
les, nol.s comme des corbeaux, se ran- 
&èrent e 1r les marches du perron, cha- 
cun votiant.être le premier à saluer 
le maître étra. ger avec la nouvelle de 
sa déconvenue | 

— J'en perdr, la tête, jè gage, di- 
sait André. 

— Je suis sûr qui va surer, repre- 
nait Jean le Noir. 

-- Oui, i] jure, fiisait à sou tour 
Mandy Têie-de-laine. Je l'ai entegdÿ 
hier à diner; j'ai entendu tout, je m's- 
tais fourré dans le cabinet uû madame 
met sa vaisselle. j'ai entendu! 

Amanda, qui ‘jamais de 5a vie n'a- 
vait entendu un mot à une conversa- 
tion, se donna un petit ait d'intelligen- 
ce supérieure, en murchant fièrement 
au milieu de ses compagnons. j Aman- 
da n'oubltait dè dire qu'une seule cho 
se, c'est que blottie dans ce cabinet, 
au milieu de la vaisselle, elle n'avait 
fait qu'y dormir. 

Haley apparut enfin botté, éperon- 
né. De tout eôté, on lui jeta au nez 
la mauvaise nouvelle. 

Les jeunes drôles ne furent pas dé- 
sappointés dans leur atjente: il jura, 


ler aide et 


taléré la grossièreté de votre entrée 
dans mon salon ce rhatin, et j'ajoute, 
puisque l'explication semble nécessai 


dit Ame Shelby" que je ne tolérerai pas la plus lé 


gère insinuation de votre part: on ne 
suspecte pas ma loyauté, monsieur! Je 
me crois cependant obligé à vous don- 
protection. Prenez mes 

gens et mes chevaux, et tâchez de re 

trouver ce qui est à vous. En un mot. 

Haley, continuat-il en quittant tout 

d'un coup le ton de dignité froide pour 

revenir à sa franche cordialité, ce que 
vous avez de mieux à faire, c'est de 
reprendre votre belle humeur... et de 
déjeuner. Nous aviserons après. 

Mme Shelby se leva, et dit que ses 
occupations ne lui permettaient pas 
d'assister au déjeuner; et, chargeant 
une digne mulâtresse de préparer le 
café ët de sérvir les deux hommes, 
elle quitta l'appartement. 

— La vieille dame n'aime pas déme- 
surément votre serviteur, dit Haley, 
faisant un laborieux effort pour parat- 
tre très familier. : 

.— Je ne suis pas habitué à entendre 
parler si familièrement de ma femme, 
dit Shelby assez sèchement. a 

— Pardon; mais ce n'était qu'une 
plaisanterie, vous le savez bien. 

— Les plaisanteries sont plus ou 
moins agréables, dit Shelby. 

—— Î est diablement libre maintenant 
que ces papiers s0Lt signés, murmura 


Faites cisparaître vos cors 
par un bain d'eau chaude 


Le bain d'eau chaude pour les pieds 
est le moyen le plus sûr, le plus simple 
et le plus vif que nous connaissions. 
Une spule minute suffit pour couvrir 
le cor de Putnam's Painiess Corn Ex 
tractor, cela recroqueville le cor ou 
le durfllon de telle sorte qu'ils s'égren- 
nent dans un bain chaud. Vous devez 
vous procurer Putaam's Painiess Corn 
Extractor; c'est un merveilleux anti 
septique pour les cors. Il coûte peu 
et peut s'acheter chez tous les phar 
maciens. En l'employant, vous êtes 
sûr d'obtenir tous les résultats désirés 
Pour vos cors, vos durillions doulou- 
reux et vos çallosités. & 


QG en LS AM'S 


L 


t-il encore. Maintenant, voilà Tom Ià- 
— Mais vous ne les tenez pas, dit | bas. cela va faire monter un nègre À 


1 vais bien vous faire tenit en place! 


mc mate cmmteh pee ee, 


8. 


l'adouetr et le v nm] - 

te d'afuster ja n Amel 
tement on dessous ia petite faine, an bout de 1x pri 
tlle façon que le moindre poids pont | sure Dieu de Boïle e de Jar. 
sur la selle dût exciter, la sensibilité} 4, Srévsit far manqué de licher. 
errvethe de l'animal, sans lstmer 29] ane oocuel us suite ver sen VO | 
moindre träce de blessure où d'égre |, exciamations : . nd 

Hasure, °° : - 1 | ‘1 s'ensuivit une indesériptible scène 
“‘— Là, dit-fi en roulant ses gros yeux 


déroulait en luf-même toutes les pha- 
ses de l'affaire: dl.en étudiait la portée, 
pre bien-être, avec une puissance d'in- 
tuition et une néetteté de regard qui 
eussent fait honneur à un politiqu 
blanc de Washington | 

— C'est un mauvais vent que celui 
qui ne souffle uulle part, se dit Sa- 
muel sentencieusement. Un mauvais 
vent! c'est un fait. D 

11 rehaussa sof pantglon qui mena- 
çait de tomber, remplaçant adroite- 
ment par un petit clou un bouton né- 
cessaira.. et absent. Cet effort de ge- 
nie mécanique sembla le ravir. 

— Oui, c'est un mauvais vent que 
celni qui ne souffle nulle part, répéta- 


sa place. Et pourquoi pas moi, ce nè- 
gre? Pourquoi pas Sam? C’est une 
idée! Comme Tom! à cheval! Aller ! 
à cheval! partout, dans la campagne... 
belles bottes cirées… bottes noires'.… 
Une passe aäns ma poche. Moi grand 
monsieur! Pourquoi pas? Oui, pour- 
quot pas Sam? Je voudrais bien savoir 
la raison! ; 

— Ohé, Samuel! ohé, Sam! m'sieu a 
besoin de vous pour séller Belle et Jer- 
ry. dit André en interrompant le soli- 
loque de Samuel. 

— Ah! et pourquoi faire, petit? 

-_ Bah! vous ne savéz donc pas que 
Lisa*ù décampé avec son petit. 

—— Tu veux en remontrer à tôn grand- 
père, dit Samuel avec un mépris su 
perbe… Je savais cela avant toi. 
nègre n'est pas si sot qu'on pense. 

— Bien; mais m'sieu veut qu'on ap- 
prête à l'instant Jerry et Bell. Vous 
et moi nous allons accompagner m'sieu 
Haley et tâcher de la reprendre. 

— Bon! voilà donc une occasion, dit 
Samuel; c'est maintenant Sam qui a 


Ce 


{la confiance! c'est moi, le nègre! Vous 


allez voir si je ne la reprends pas. 
Ab! on va voir ce que Sam est capa- 
ble de faire! 

— Eh! maïs, Samuel, vous feriez 
mieux d'y regarder à deux fois; mada 


ine ne Yent pas qu'on la reprenne, ain | bêtes ont quelqyefois de ces idées-12; | suis mis en nage pour votre service! 


si, gare à vous! 

— Oh! fit Samuel ouvrant de grands 
yeux, comment saistu cela? 

— Moi-même, ce matin, en allant 
porter l'eau pour la barbe dans la 
chambre de monsieur, je l'ai enten 
due; elle m'a envoyé voir pourquoi Lisa 
ne venait pas l’habiller, et, quand je 
lui ai dit qu'elle était païtie, elle a 
dit: “Dieu soit béni!" et monsieur a 
été comme fou; et il lui a répondu: 
“Vous ne savez pas ce que vous di- 
tes!” Mais elle le ramènera, allez! je 
sais bien comment cela se passe. fi] 
vaut mieux être du côté de madame; 
c'est moi qui vous le dis! 

Le noir Samuel gratta sa tête cré- 
pue, qui ne renfermait pas sans doute 
une profonde sagesse, mais qui conte 
pait beaucoup de cette chose particu- 
lière qu'on souhaite aux hommes poli- 
tiques de tous les pays et sous tous 
les régimes, et qui consiste à savoir 
de quel côté le pæin est beurré.. Sa- 
mue] se mit donc à réfléchir, en remon- 
tam encore une fajs son pantalon: c'é- 
tait le procédé dont il se servait habi- 
tuellement pour faciliter les opérations 
de son cerveau. 

— Il ne faut jamais dire jamais dans 
ce monde, murmura-t-i] enfin. 

Le mot ‘’ce” fut murmuré avec toute 
l'emphase d'un philosuphe, comme si 
Samuel eût véritablement connu beau- 
coup d'autres mondes, et que cette 
conclusion fût le résultat de ses com- 
paraisons. . 

— J'aurais pourtant cru, fit-il, d'un 
air pensif, que madame aurait mis tou- 
te la maison sur pied pour reprendre 
Lisa. Que 

-— Eh oui! e!le aurait, répondit l'en 
fant, maïs ne pouvez-vous voir À tra- 
vers une échelle, vieux nègre notr? 
Madame ne veut pas que ce M. Haley 
emmène l'enfant de Lisa. Voflà la 
chose! ° 

— High! fit Samuel ayec une into- 
nation impossible à noter pour les 
oreilles qui ne l'ont pas entendue chez 
.es nègres. 

— Et maintenant, j'espère que vous 
rez vite chercher fes chevaux. Ne 
perdez pas de temps. Madame vous à 
déjà demandé, et voilà que vous res 
cez à jaser. | 

Samuel se hâta en effet, il revint 
pientôt en triomphateur, ramenant au 
salop Bell et Jerry.. 1] sauta à terre 
pendant qu'ils couraltent encore et les 
aligna le long du mur comme on fait. 
dans un tournoi. Le cheval dè Haley, 
qui était un jeune poulain ombrageux, 
iua, hennil et secoua son licou. 

— Oh,,gh! dit Samuel. Farouche! 
Vous êtes farouche! Et son noir.vi- 
sage brilla d'un éclair de malice... Je 


Un large frêne ombrageait la cour: 
je petites faïnes, triangulaires et tran- 


Part > - 37 Ébriimnn 


‘au cheval de 


le piles c mot 
Le cheval de Häaïby, vif et £lein d'ar- 


muel? j'avais envoyé André pour vous | jeur, paruL.entrer dans l'inteation des 


hâter. 

— Dieu vous bénisse, madame’ on! hjns grand plaisir. Il avait pour car 
ne pouvait pas prendre les chefaux en |;jère une prairie d'un quart de lieue, 
une minute: ils ont couru, Dieu sat | jescendant de chaque côté vers ur 
où. jusqu'au bout de la prairie. petit bols: il se laissaït donc volon- 

— Samuel, je vous'ai dit blen s+- | tiers approcher; quand ji se voyait à 
vent de ne pas tant répéter “Dieu vous | portée de la main, il repartait avec 
bénisse! Dieu sait!” et autres phrases | yn6 ruade et un hennissement, comme, 
où vous mettez le nom de Dieu. ce une méchante bête qu'il était, puis ul 
n'est bas bien! s'enfonçait bien loin dans queique allée 

— Dieu vous bénisse, madame! Je|qu bois. Samuel n'avait garde de l'ar- 
ne l'oublierai pas... je ne recommence | sâter avant le moment qu'il fageait 
rai point. Pa , convenable. ll se donnaït use peine 
. — Eh! mais, Samuel, vous avez déjà | vraiment héroïque. Pareil au giaive 
recommencé! | de Richard Coeur-de Lion, qui brillait 

— Est-ce que’… vraiment. Ô Dieu! | soujours au front @e la bataille et su 
Je ne voulais pourtant pas. plus épais de la mêlée, le chapeau de 

— I] faut faire attention, Samuel. palmier de Samuel se montrait tou- 


— Donnez-moi le temps de me re-| jours 1à où 11 y avait le plus de danger 


connaître, madame. vous verrez. ju |4e reprendre le cheval. 
ferai attention. 

Allons, c'e! Lb'en. Maintenant. 
Samuel, vous alie” acccmpagner M. 
Haley, pour lui montrer le chemin. 
pour l'aider. Ayez bien soin des che- L 
vaux, Samuel: vous savez que la se-| che, maudissant, jurant et frappant du 
maîne passée Jerry était un peu bol-| pied. M. Shelby, du haut de son per- 
teux.. Ne les faites point marcher trop| ron, essaynit en vain de donner des 
vite. ordres. Mme Shelby suivait la scène 

Mme Shelby prononça ces derniers | de la fenètre de sa chambre, riant et 
mots à voix basse et avec une certai-| s'étonnant… quoiqu'au fond elle se dou- 
ne intonation. tât bien de quelque chose. 

— Pour cela, rapportez-vous-en à ce Enfin, vers deux heures, Samuel ap- 
nègre, dit Samuel, en tournant deux | parut, triomphant, monté sur Jerry. te- 
yeux pleins de commentaires. Dieu|nant en main la bride du Cheval de 
sait! Ah' je ne voulais pas le dire, | Haley, ruisselant de sueur, mais l'œil 
feprit-il avec un tel luxe de démons- ardent, les naseaux dilaté; et laissant 
trations craintives, qu'en dépit d'elle- | voir que son ardeur et sa fougue n'é- 
même sa maltresse he put s'empêcher | tajent pas encore domptées 
de rire. Oui, madame, j'aurai soin des -— ll est pris! s'écria-t il fièremest: 
chevaux. sans moi fis en eussent été pour leur 

— Maintenant, André, dit Samuel en | peine: ils n'auraient j:mais pu! 
retournant à son poste çous le hêtre, je | — Sans vous! grommela Hal>y d'un 
ne serais pas du tout surpris que !ton bourru, sans vous fout teia ne se- 
le chevet dr monsieur se mettrait 3 |rait pas arrivé! 
danser un peu au moment où il mon | — Dieu vous bénisse! répondit Sa- 
tera en sella. Vous savez, André, les] muel d'un air contrit. imoi qui me 


Il n'ea crisit 
pas moins À pleins posmons: “Là! 
ici! prenez! prenez-le!” de telle façon 
cependant qu'il augmentait à chaque 
fois le désordre et la confusion 
Haley courait aussi à droite et à gau- 


et, en guise d'avertissement, il dontia — Oui, dit Haley, vous m'avez fait 
à son camarade un coup de poing dans | perdre trois heures par votre bétise! 
les côtes . Maintenant, partons, et trève de sotti 
— High! fit André avec le signe d'us|ses! 
homme qui a compris tout à coup. — Ah! monsieur, s'écria plieusement 
— Vous le voyez, André, madame Samuel, vous voulez donc nous tuer 
veut gagner du temps. : net, bêtes et gens’ nos n'en pouvons 
— Cela est visible, même pour l'ob-! mais, et les chevaux sont sur les 
servateur le plus ordinaire... Elle aura | dents . M'sieu restera bien jusqu'après 
ce qu'elle veut, je m'en charge! On|diner.." 11 faut que le cheval de m'sieu 
peut lâcher les chevaux pour: qu'ils | soit bouchonné, voyez dans quel état 
paissent tous ensemble auprès de nous |il s'est mis. Jerry boite. et puis, je 
et jusqu'au bois, je ne pense pas que} ne pense pas que mad2me veuille vous 
cela fâche monsieur 


André fit une grimace. se, monsieur! nous n'avons rien à per- 


— Vous voyez, André, vous voyez.|dre pour attendre. Lisa n'a jamais été 

dit Samuel; s'il arrivait quelque chose} une bonne marcheuse. 
M. Haley, nous quitte- Mme She]lby, que cette conversation 
rions nos montures et nous irions à lui} divertissait fort, descendit du perron 
pour le secourir. Oui, nous lui porte | pour y prendre part. Elle s'avancçca 
rions secours, oh! oui. vers Haley, exprima très poliment ses 

Samuel et André branlèrent leu”s | regrets de l'accident. l'engagez instam- 
têtes noires d'une épaule à l'autre et | rent à diner à l'habitation, assurant 
se livrèrent À un rire inextinguible,| qu'on allait immédiatement servir. 
dont ils tempéraient toutefois les] Haley, tout bien considéré, se déter- 
éclats; puis ils firent claquer leurs | mina donc à rester, et prit d'assez mau- 
doigts, et trépignèrent avec une sorte | vaise grâce le chemin éu salon. Sam, 
de ravissement. roulant les yeux avec une espression 

Haley aplurut sur le perron Quel-| que nous ne saurions décrire, conduisit 
ques tasses d'excellent café l'avaient gravement les chevaux à l'écurie 
un peu adouci. 1] était d'assez en . (A suivre) 
humeur: il s'avança en souriant ét en 
causant; les deux nègres saisirent c«1- 
taines feuilles de falmier, qu'ils 
avaient l'habitude d'appeler leurs cha- 
peaux, et s'élancèrent vers les che- 
vaux pour être prêts ‘à aider le 
m'sieu”. 

Les feullles du chapeau de Samuel 
n'avaient plus, sur les bords, aucune 
prétention possible À la tresse. Klles 
retombaient de tous côtés, éparses. et 
roides, ce qui lui donnait un air de 
révolte et d'indépendance guperbe. On 
eût dit un chef de tribu, 

Les bords de la coiffure d'Añdré 
avaient complèiemeat disparu: mais 
un ingénieux coup de ping l'avait ar- 
rangée en couronne sur sa tête. Il en 
Daraissait fort charmé et semblait di 
re: ‘Qui prétend donc que je n'ai pas 
de chapeay?" ? 

Biea, mes’ enfants. Maintenant. 
iu vif; nous n'avons pas de temps à 
verdre. 

Au moment où Hi:ley toucha la sei- 
ie, le fougueux animal bondit du #ul, 
par un élan soudain, et jeta son mat 
tre à quelques pas de là sur le gazon 
sec et doux, qui amortit la chute. 

Samuel s'élança aux rênes avec un 
seste frénétique, mails fl ne réussit 
qu'à fourrer son bizareÂghapeau de pal 
mier dans les yeux de l'animal: la vue 
de cet étrange objet ne pouvait guère 
contribuer à calmer ses nerfs; aussi fl 
échappa viclemment des mains de Sa 
muel renversé, fit entendre deux où 

pharmartiens 
trois hennissements de mépris, et,}7, Hamilton Pi Co. 711. Notre- 


après quelques ruades vigoureusement Ouest, Muatréal, - 
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Bronchite disparue, 
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tes que respirer la vapeur. Vous en 
aspirez les effets bienfaisants 
vous servant de ce remêde qui tue les 
germes VOUS CODServEz probres votre 
nez et votre gorge, vous les débarres 
seréz de germes irritans CATAR- 
RHOZONE est le curatif salutaire pour 
les troubies.de la gorge, 1] arrête Îles 
rhumes et empêche Les codgestions 
Traljsment pour deux moim-#1 00; 
tite boîte, £6 vous Chezs'100s 


laisser partir ainsi. Dieu vous bénis- 


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“Tout vient à point à qui sait at- 


tendre”, dit le proverbe. Or, nulle part 


mieux il ne trouve sa réalisation que 
pour Je Cercle Molière. Le public ha- 
bituel de ses’ représentations se deman- 
dait, et du reste avec raisoh, comment 
cn n'entendait pas un mot de son tra- 


vail cette année. 4] préparait une piè-1E 


ce qui pût plaire à tout son auditoire, 
et il la préparait avec un soin jaloux, 
de manière À la présenter avec toute 
jla perfection possible. Lu 
Donc, le Cercle Molière est heureux 
de pouvotr ahnoncer que vers la fin 
de Nr il offrira, sous le patronage 


des Vétérans français de la grande 
guer une comédie militaire “Co- 
chut”, ou l'Ordonnance du Capitaine, 
comédie désopilante, qui fit courir 
tout Paris au théâtre Déjaz Dù 
#est jouée pendant toute la ‘saisor 
1925-1926, et qui est d'un ‘excessif spi 
rituel. Que l'on s'apprête à rire du 
commencement à la fin. 11 faudra 
même prier lé public de modérer ses 
transports de fou rire, car la pièce 
serait allongée de deux hêures.… 

Nous pourrons, la semaine prochai- 
ne, donner des détails plus intéres- 
£ants, et nous rép‘tons encore que si 
ia pièce n'est pas du répertoire absolu- 
nent classique, le français en est ex 
e.'ent, l'esprit y pétille, et le puctic 
eut é're assuri d'une soirée charmunu 


1] 
1] 


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lans une cabane solitaire à plusieurs 
milles des centres civilisés. Il a été 
*ransporté à Nipawin où on lui a donné 
les soins. 

Williams était parti il y a environ 
six mois en canot pour le nord,, Il 
perdit ses bagages et ne put réussir 
\ atteindre ses quartiers d'hiver. Ses 
provisions s'épuisèrent et il décida de 
s'arrêter dans une cabane abandonnée | 
Cè gibier était rare et le prospecteur 


590, St-Boniface 


Lomba malade. | 


Williams attendait la mort quand 
des trappeurs indiens vinrent à passer 
et avant de partir lui laissèrent des 
provi-icns, promettant de revenir le 
chercher. | 

Des semaines s'écoulèrent sans que 
es Indiens revinssent. Ses provisions 
s'épuisèrent à nouveau et il ne pou- 
vait plus quitter la cabane. Pour la 
deuxième fois il avait abandonné l'es- 
poir de vivre et il ne pouvait plus 
varier quand, finalement, les Indiens 
ipparurent. William fut dépêché en 
raine à chiens à Nipawin, soit uné 
iistance de 160 milles. La caravane 
s'égara plusieurs fois et fut prise au 


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une bourse brodée en or. . le curé, 
tont surpris, sut trouver paroles 
paternthes pour les remercier. Il par 
la de la reconnaissance. 

Alors suivit la pièce comique intitu- 
lée ‘Les vendeurs de violettes”, qui 
fut très bien exécutée. Les enfants 
ont montré beaucoup de bonne volonté 
et un talent remarquable. A mention- 
ner surtout: Frank Kennedy et Vera 
Murphy La musique était sous la di- 
rection de Mlle Veronica Andrica. 

Après le concert, Santa Claus fit son 
apparition et récompensa les enfants, 
acteurs et autres, au milieu d'applau- 
dissements quasi frénétiques. : Touf#; 
après s'être saturé les doigts et le 
visage de sucreries, retournèrent chez 
eux heureux. 


MANITOBA 


THIBAULTVILLE 


Le 5 décembre le glas funèbre an- 
nonçait le trépas d’une de nos parois- 
siennes, Mme Joseph Perreault, née 
Justine Vandal, mère de tout jeunes 
enfants dont l'ainé à peine âgé de 11 
ans. Minée par la maladie depuis tout 
près de deux ans, Mme Perreault s'est 
doucement endormie du sommeil de 
la mort, entourée de tous les siens. 
Sen‘ant sa fin prochaine, elle se sou- 
mettait avec résignation, mais disant 
sans cesse à qui l'entouraient 
l'atroce pitoyable douleur qu'elle 
ressentait de se séparer de ses êtres 
bien-aimés. Puisque le bon Dieu en 
avait décidé ainsi, en lui demandant 
le sacrifice de sa vie, elle s'est rési- 
gnée en âme vraiment chrétienne. {étaient superbes. Le sermon a été à 

Lui survivent, son époux gt quatre la hauteur de fà circonstance. Il y 
enfants en bas âge, dont deux petits eut un grand nombre de communions 
pendgnt la messe. 

L] L 1 L] 

M. Charles-Eugène Vachon, du Col- 
lège de Saint-Boniface, en visite chez 
son ancien curé, depuis le 23, a con- 
tinué sa route le jour de Noël au ma- 


ceux 
et 
L] L] e 

‘La messe de minuit a été réellement 
une très belle messe. Le chant, la mu- 
sique, les décorations des 


garçons, Adélard et Théodore, et deux 
petites filles, Aurore et Jaure; son 
père, un frère et deux soeurs. 

Les funérailles ont eu lieu dans 
l'église paroissiale où tous, parents et 


amis, étaient venus rendre un dernier tin, pour passer les vacances du jour 
hommage à la chère disparue. Son |, j'an chez ses parents, M. et Mme 
frère Alphonse conduisait le cortège 


Amédée Vachon. 
—— —t 202 —  — 


SANDILANDS 


Au cours du mois de décembre, le 
R. P. Çarmel, C.SS.R.,, du monastère 
de Sainte-Anne des Chênes, nous pré- 
baïit la rétraite du jubilé.‘ Les exerei- 
ces furent suivis avec piété et régu- 
Jarité. 


funèbre, d'après le désir qu'elle en 
avait exprimé quelques jours avant sa 
mort. 

l4®s porteurs étaient: MM. Alex 
Nolin, son oncle; Athanase Carrière, 
de Fort Garry, son beau-frère; David 
Vandal, de Lorette; Sam Dugraÿ, Char- 
les Nolin, ses cousins, et Cléophas 
Champagne, de la paroisse. On re: 
Marquait aussi, parmi la foule, Mme 
Alfred Benoît, de Saim-Norbert, belle- 
soeur de la défunte. 

Daigne la famille si cruellement 
éprouvée par les malheurs accepter 
nos plus vives sympathies. 

D ——— 


PORTAGE LA PRAIRIE 


La salle paroissiale, le 19 décembre, 
était remplie de parents et des amis 
des élèves du couvent. Après la chan- 


L 1 L1 L1 
Mme P. Simard, de La Broquerie, a 
fait une courte visite à sa soeur, Mme 
A. Laurencelle. 
L 1 L1 L1 : 
M. et Mme Arthur Freynet passent 


la fête de Noël chez des parents à 
Lorette. 


L1 L L 
Grande fète, grande joie et franc suc- 


cès, tel est en résumé Je résultat de 
la sdirée de dimanche dernier. On fé- 
tait ce -soir-là, à l'école Freynet, la 
visite du Père Noël, arrivé tout der- 
nièrement des “Pays Bleus” où il avait 
fait forte provision de jouets de toutes 
sortes. 

Après quelqyes mbdts de bienvenue, 
uotre généreux visiteur fit pleuvoir ses 


charmante adresse fut lue à notre dé- 
voué curé, M. l'abbé J:E. Deromeé, et 
les enfants, avec leurs épargnes de 
l'année, lui ont présenté deux beaux 
bouquéts de roses ‘avec pue étale et 


S 
> 


|, &#T. EATON C2. 


|| 5 heures 30 p.m. 


! - : WINNIPEG 


CANADA 


trésors. La joie des enfants était au 
[comble et même communicative, car 
rlusieurs grandes personnes se sont 
montrées en la circonstance de bons 
pe‘its enfants. 

Les élèves de l’école donnèrent une 
petite séance récréative. Le program- 
me comprenait toute une variation de 
morceaux choisis et de chants pour la 
circonstance. L'assistance était nom- 
breuse. Des visiteurs étaient venus de 
sa Broquerie, Bedford, Woodridge et 
Bazham. Un délfcieux goûter fut ser- 
vi par les dames, auquel on fit grand 
honneur. 

Après les remerciements d'usage à 
tous ceux qui avaient contribué au suc- 
cès par leur assistance et leur géné- 


-|reux concours, on se sépara et les der- 


miers échos répétèrent: 
revoir. 
Les recettes s'élèvent à $79.60. 

. ee . 
Un impromptu organisé par la So- 
ciété Coniférique eut lieu le 20 déceni- 
bre, à la résidence de M. et Mme Ar- 
thur Freynet. Parmi les invités on re- 
marquait: Milles Degagné, MM. L De- 
gagné, D. Degagné et V. Degagné, de 


Bon soir, au 


autels | Bedford; MM. L. Laurencelle, G. Lau- Tél. 22 133 


jrencelle, V. Laurencelle et E. Gau- 
thier, de La Broquerie; M. et Mile de 
la Giclais, de Winnipeg; Mlle B.-F. 
Bois, d çchand; Mlle B. de Conick, 
de Saint-Boniface; M. et Mme Arc. 
Freynet, M. et Mme Ed. Freynet, M. 
et Mme M. Champagne, Mile Y. Clé- 
ment, M. W. Therrien, M. et Mme J. 
Lambert... Il y eut chant, musique et 
déclamations. On s'amusa ferme. Sin- 
cères remerciements à M. et Mmie A. 
Freynet pour le chaleureux accueil f- 
fert à tous. 


4 . 
SOUTH JUNCTION 


M, B. Bavard et sa fille Antoinette, 

j Unity, Sask., a!nsi que Mile G. Sa- 
| A inetitutrice, de La Proquerie, 
étalent en visite chez leurs parents, 
M. L Brisebois. 

L1 L.] L] 

MM. A. Gagnon, de Little Falls, 
Minn., Eug. et Ed. Gagnon, de Minnea- 
polis, étaient en visite chez leurs pa- 


que Mlle B.. Brisebois, du couvent de 
Saint-Norbert, prennent leurs vacan- 
ces de Noël dans leurs familles. 

: CES] 


ll y a quelqués jours Mme Wenden, 


de La Broquerie, autrefois de notre pa- | 


roisse, est venué révivre quelquef 
beaux jours parmi nous. Elle est re- 


l'rents M. E. Bérubé 
L] L1 L] 
M. B. Brisebois, de Winnipeg, ainsi 
nu très enchantée de son voyage, 


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ue le Novoro du Dr. Plérre”, : 

rit Mme J. Berbier, de Gran- 
by, Qué. “Mes enfants souf- 
fraient toujours de constipa- 
tion mais je leur ai donné du 
Novoro et leurs intestins fonc- 
tionnent main:enant régulière- 
ment.” _Il est à rem er que 
dans les familles où l’on em- 
ploie le Novoro, personne n'est 
pâle et n'a l’air malade mais, 
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